Ailleurs

Abolir la police

Presque une quinzaine de personnes ont été tuées lors d’« interventions policières » depuis le début du confinement. Une quinzaine de noms qui viennent s’ajouter à la liste interminable des victimes de crimes policiers, aux côtés de Zyed et Bouna en 2005, Wissam el Yamni et Amin Bentounsi en 2012, Rémi Fraisse en 2014, Adama Traoré et Mehdi (à Lyon) en 2016, Zineb Redouane en 2018, Steve Maia Caniço en 2019. Sans parler de tous ceux qui n’ont pas fait la une. Une vingtaine par an si on veut s’adonner à un décompte macabre.

[Saint-Étienne] Ouverture de la Maison Des Peuples

Ce lieu est réquisitionné par un collectif populaire, autogéré et indépendant.
Ce local, qui appartient au cabinet Humbert, est vide depuis deux ans. Il n’est ni à vendre, ni à louer, aucun projet n’y est prévu. L’ancien Moove est en bon état, et en plein centre de Saint-Étienne (place des Ursules).

Get in the Zone : Depuis la zone autonome de Capitol Hill à Seattle

Ce qui suit est une interview d’un résident de Seattle qui était dans la rue lors du récent soulèvement et qui a vu la police, la National Guard et les réactionnaires attaquer des manifestant·e·s dans le quartier de Capitol Hill à Seattle. Après plus d’une semaine d’émeutes intenses et d’affrontements avec les autorités, la police a évacué le commissariat Est, et une zone autonome (CHAZ pour Capitol Hill Autonomous Zone) a vu le jour autour du bâtiment vide.

Que faut-il faire pour empêcher la police de tuer ?

Nous avons atteint un point de rupture. Les meurtres de George Floyd – et de Breonna Taylor, Tony McDade, et des autres personnes noires dont les vies ont été brisées par la police ce mois-ci – ne sont que les derniers en date d’une série de tragédies qui s’étend sur plusieurs siècles.

Contre-insurrection et infrastructure du réseau

Les chefs ennemis ressemblent à n’importe qui d’autre ; les combattants ennemis ressemblent à n’importe qui d’autre ; les véhicules ennemis ressemblent à des véhicules civils ; les installations ennemies ressemblent à des installations civiles [1].

Angela Davis et Assa Traoré : regards croisés

Cette ren­contre a été organisée à l’oc­ca­sion du 7e numé­ro papier de la revue Ballast, paru début 2019. Tan­dis que la ques­tion des vio­lences poli­cières occupe actuel­le­ment le débat public fran­çais, la revue publie la ver­sion écrite de l’é­change entre les deux femmes [2].

Le rose. Et un joyeux nouveau vagin

Andrea Long Chu parle Marche des Femmes, bonnets roses, chirurgie du bas et musique pop, et réfléchit aux difficiles impasses du signifiant « pussy/chatte » dans la lutte féministe.

Mobilisation des hôpitaux le 16 juin

Douze syndicats et collectifs de personnels soignants appellent à une journée de mobilisation le 16 juin. Elle a pour objectif de relancer le mouvement qui a commencé il y a plus d’un an afin d’augmenter les moyens pour les hôpitaux.

Agir contre la réintoxication du monde

Nous avons aperçu pour la première fois dans nos existences ce qui serait encore possible si la machine infernale s’arrêtait enfin, in extremis. Nous devons maintenant agir concrètement pour qu’elle ne se relance pas.

Meurtres et mensonges d’État : la police française a tué au moins 12 personnes durant le confinement

Durant ces 2 mois de confinement, si un certain nombre de violences policières ont pu être dénoncées grâce aux images et aux révoltes dans les quartiers populaires et mises en lumière dans les médias, les morts liées aux interventions de la police sont restées dans l’angle mort. Malgré un article publié le 20 avril sur cette situation, largement relayé et suivi de tribune, aucun média national n’a titré sur ces morts. À la fin de ce confinement, ce sont 12 personnes qui sont mortes à cause de la police. À ce rythme, personne ne peut continuer à parler de bavures isolées. Ils s’agit de meurtres systémiques validés par l’État français. Le site Rebellyon.info a publié un recensement de ces violences commises par la police pendant le confinement.

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