Communiqué dijonnais en réaction à l’attaque de Christchurch

« Cet attentat terroriste est la conséquence d’une islamophobie qui se nourrit de discours de l’extrême droite ». Communiqué de plusieurs associations dijonnaises en réaction aux événements tragiques de Christchurch.

Vendredi 15 mars 2019, un terroriste a filmé en direct, sur les réseaux sociaux pendant 17 minutes, son attaque meurtrière contre des musulmans en pleine prière à Christchurch en Nouvelle-Zélande. Cet attentat visait des enfants, des femmes et des hommes : 50 morts assassinés et des dizaines de blessés.

Quelle est cette culture de haine qui conduit à assassiner hommes, femmes et enfants uniquement à cause de ce qu’ils sont ?

Cet attentat terroriste est la conséquence de la haine de l’autre, d’une islamophobie qui se nourrit de discours de l’extrême droite, sans cesse alimentés par des soi-disant « intellectuels » ou « philosophes » apportant leurs cautions idéologiques à cette culture de la haine et aux discriminations.

Comment peut-on s’étonner du passage à l’acte terroriste ?

Le terroriste auteur du carnage à Christchurch, qui a méticuleusement planifié son attentat, a déclaré lui-même être inspiré en partie par les théories de l’extrême droite française vulgarisées et banalisées par les groupes identitaires.

On a trop entendu, ce discours de haine (envahisseurs, remplacement, ...) tenu par des gens présentés comme « respectables » par certains médias dans des débats suscitant une haine tout azimut dans notre société : islamophobie, antisémitisme, xénophobie, rejet de l’autre parce que différent.

Toutes ces haines proviennent d’un même mal, le racisme ; et doivent être condamnées avec vigueur, sans aucune ambiguïté ni hiérarchie.

  • Nous ne pouvons que saluer toute la société néo-zélandaise (autorités, associations, journalistes...) pour son attitude exemplaire face à ce drame et pour la solidarité et le soutien sans faille qu’elle a manifestés à l’égard de ses concitoyens de confession musulmane. Dans un discours historique, et immédiatement après le carnage, la première ministre néo-zélandaise, Jacinda Ardem, a lancé une politique de restriction des armes à feu et indiqué que ce 15 mars « restera comme un jour les plus sombres de la Nouvelle-Zélande ».
  • Nous appelons à une prise de conscience collective contre cette haine qui détruit les bases de notre démocratie et les droits humains durement acquis
ATTAC 21, CCIF, JMFB, LDH, Mouvement de la paix Dijon, MRAP, NPA 21, SOS RACISME Côte d’Or, UJFP, La France de tous


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