Communiqué de presse unitaire contre la répression policière à Dijon

Communiqué de presse unitaire contre la répression policière à Dijon, signé des collectifs UB en Lutte, Coordination Jeune Dijon, AL, la FA, et Jeunes Insoumis·es de Côte-d’Or

Le mercredi 30 Mai 2018, nous, militant·es mobilisé·es contre les violences policières, étions réunis autour d’un mot d’ordre : stop aux violences policières et stop aux armes qui mutilent et tuent des militant-e-s politiques sur les ZAD en France.
Nous avons chanté, écouté des interventions de camarades qui avaient déjà été blessés sur des ZAD, puis nous sommes partis en manifestation dans les rues de Dijon pour montrer notre inconditionnel soutien à Maxime, étudiant Lillois originaire de Marseille, dont la main à été arrachée sur la ZAD de Notre-Dame-des-Landes.

Nous avons déambulé devant la Préfecture, sur la Place de la République, puis nous nous sommes dirigé vers la Place du Théâtre. Nous avons tourné en direction de la Mairie, et là, l’esprit mortifère et violent de la Brigade Anti Criminalité s’est réveillé. A peine rentré-e-s dans le patio menant à la rue de la Liberté, la BAC a gazé de partout, même leurs collègues de la Police Nationale (ce qui est un détail très important pour comprendre les événements). Ce qui nous a mené à nous replier, et là nous avons été accueilli par la Police. Nous étions donc pris dans un étaux, et les forces de l ’ordre en ont profité pour assouvir leurs pulsions, et leur rancœur vis à vis de la manifestation du 26 Mai dernier. Nous avons été gazé-e-s, matraqué-e-s, certains ont été tabassés à terre, un manifestant à même été pris au cou par un cadre de la Police. S’en sont suivies plusieurs fouilles, et une arrestation. La Police Nationale était d’autant plus tendue à cause de leurs collègues de la BAC (qui les ont gazé, ce qui a entraîné une hausse de température entre les deux corps policiers et donc une hausse de la violence vis à vis des manifestant·es).

À l’heure où nous écrivons ces lignes, nous n’avons pas encore le comptage exact des bless·és, mais plusieurs photos commencent à tourner sur les réseaux sociaux.
À l’heure où nous écrivons ces lignes, notre camarade a été transféré de sa Garde à Vue vers l’hôpital sur ordre du médecin.
À l’heure où nous écrivons ces lignes, notre détermination n’est que grandie, notre solidarité n’a été que renforcée et notre esprit de lutte sociale n’en ressort que plus fort.

Nous, membres des Jeunes Insoumis·es Côte d’Or, d’Alternative Libertaire Dijon, du Collectif UB en Lutte, et tous les autres citoyens engagé·es dans la lutte contre les violences policières, réclamons une audition avec le préfet de Côte d’Or et le commissaire de police de Dijon pour mettre à plat ces événements inadmissibles dans le « Pays des Droits de l’Homme ».


P.-S.

À l’heure actuelle , le camarade est sorti de l’hôpital.
Des blessé·es vont aller faire examiner leurs coups, et certaines victimes envisagent d’aller porter plainte pour coups et blessures, menaces verbale et insultes (notamment à caractères homophobes).