Éprouver

Besoin de consolation,
voit naître le réconfort,
qui vient de soi.

Les montées de larmes,
comme des lames,
cisaillent l’âme.
Lorsqu’elles assaillent,
sans prendre garde,
on sombre vite.
Mais ces courants,
remontent souvent,
au gré du temps.
On se rend compte,
auprès des croûtes,
de la panique.

Pulsion antique,
que celle qui mêle,
au triste le risque.
C’lui du dégoût,
de ce qui est, qui a été.
On oubli vite, que c’qui sera
nous attend là.
Las de nous voir,
telles des amarres, attachées ras.
Au ponton de nos illusions.

Les abandonner serait fou.
Mais de quelle libération se prive-t-on !

Je n’est pas encore celui du futur.
Mais il le sera,
à force de désillusions.

Et celles-ci sont belles,
âpres telles la logique,
sèches telles une cale,
au sein de laquelle,
j’entasse mes merveilles.

Besoin de consolation,
voit naître le réconfort,
qui vient de soi.

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Besoin de consolation,
voit naître le réconfort,
qui vient de soi.

Poursuivre.
Développer encore
cette tendresse intime.
Éprouver toujours.


P.-S.

Chaque dimanche matin un nouveau texte paraîtra dans cette chronique.
Pour les retrouver tous, ça se passe ici !