Errance Urbaine #1 - Juin 2018

Vu dans les rues de Dijon en juin

Le 22 mai dernier, Maxime, un étudiant venu sur la ZAD pour soutenir les occupant·es pendant une période d’expulsions, a eu la main arrachée par l’explosion d’une grenade GLI F4 envoyée par les Gendarmes mobiles. Des rassemblements ont eu lieu dans de nombreuses villes de France pour demander l’interdiction de ces grenades dites "assourdissantes" qui ont pourtant déjà causé des mutilations à plusieurs reprises ces dernières années (yeux, pieds, etc.).

Suite au 15 août à Bure : autopsie de la grenade « assourdissante » GLI F4

Au cours de la manifestation contre l’enfouissement des déchets nucléaires à Bure, des affrontements ont éclatés entre opposantEs au projet Cigéo et gendarmes sur les champs entourrant la commune de Saudron (Meuse). Peu avant la fin des hostilités, les gendarmes ont fait un usage intensif des grenades GLI F4, dite « grenades assourdissantes », occasionnant plusieurs blesséEs grave, dont l’un risque aujourd’hui une amputation des orteils.


Mercredi 27 juin, pour leur 36e jour de grève, les cheminots et le graffeur RNST ont posé cette banderole sur la gare de Dijon


Depuis le début du mois de juin un mouvement grève des énergéticien·ne·s touche une cinquantaine de sites Engie et Enedis dans toute la France.
À Dijon des actions ont été menées les 21 et 26 juin, et le 28 juin, les grévistes ont envahi le Comité d’établissement pour y déposer leurs cahiers revendicatifs.
Leurs revendications s’affichent devant le siège d’Enedis/Engie rue de Longvic : retour aux fondamentaux des services publics (EDF : ancien nom d’Enedis, GDF : ancien nom d’Engie) et augmentation des salaires (NR : Niveau de Rémunération)

Grève chez GRDF et Enedis : « une cinquantaine de sites sont bloqués ».

Deux gazier-ères nous racontent le blocage de leur entreprise GRDF à Cleunay , un quartier Rennais. Avec une apparition bonus d’Édouard aux mains d’argent ;).
Article initialement paru sur Expansive.info.


Le 2 octobre 2017, une quinzaine de réfugiés s’installaient dans une maison inoccupée et vouée à la destruction, rue de Longvic. Le lendemain ils en étaient expulsés par la Brigade Anti Criminalité. Quatre personnes présentes pour les soutenir avaient été interpellées pour violation de domicile.
Depuis, la batisse est restée murée, affichant seulement le panneau promotionnel du futur programme immobilier...


Le grand patron et politicien véreux Serge Dassault est mort le 28 mai dernier.
Biographie :
En 1998, il est condamné en Belgique à deux ans de prison avec sursis pour corruption dans le cadre de l’obtention d’un marché de modernisation des avions de l’armée belge décroché en 1989.
A partir de 2010, des soupçons d’achats de voix pèsent sur l’ancien maire de Corbeil-Essonnes, commune populaire qu’il dirigeait depuis 1995 jusqu’à l’annulation de sa réélection par le Conseil d’Etat en 2009.
En 2014, il est mis en examen pour « achat de votes », « complicité de financement illicite de campagne électorale » et « financement de campagne électorale en dépassement du plafond autorisé ».
Il devait être jugé en appel la semaine suivant sa mort pour blanchiment de fraude fiscale, après sa condamnation en février 2017 à cinq ans d’inéligibilité et 2 millions d’euros d’amende. Il était poursuivi pour avoir dissimulé au fisc français pendant 15 ans des comptes à l’étranger abritant des dizaines de millions d’euros. En cause : les comptes de quatre fondations et sociétés, basées au Luxembourg et au Liechtenstein, qui ont abrité jusqu’à 31 millions d’euros en 2006, près de 12 millions en 2014.



Et n’oubliez pas :


P.-S.

Tous les mois, la chronique Errances Urbaines revient sur l’actualité vue depuis les rues de Dijon.