Expulsion de XXL

Hier matin à 7h, la Préfecture a ordonné l’expulsion du squat XXL, où vivaient une centaine de personnes exilé·es, alors même que des négociations de rachat du lieu étaient en cours avec le propriétaire. Des CRS et des membres de la Police aux Frontières ont vidé les lieux et embarquer 24 personnes.

Nous appelons à réagir à cette expulsion et à soutenir les migrant·es inquiété·es en venant manger, partager un moment à l’Espace autogéré des Tanneries (37, rue des Ateliers) avec les personnes expulsées et celles qui tentent d’organiser leur accueil ici, et au Quartier libre des Lentillères.
  • Une centaine de personnes rassemblées devant la Préfecture

    Ce mercredi soir, une centaine de personnes se sont rassemblées devant la Préfecture de Côte-d’Or pour protester contre l’expulsion du squat. Des habitants du XXL et des membres des associations ont rappelé la situation des migrant·es dans l’agglomération dijonnaise, et ont réaffirmé leur volonté de continuer à ouvrir des lieux de vie pour les réfugié·es.
    Ils rappellent que les personnes expulsées ne « disparaîssent pas » pour autant ! Il y a besoin de tentes, couvertures et soutien, passez !

  • Communiqué des membres du collectif SoutienAsile21

    « Face au durcissement de la politique nationale migratoire qui se traduit en Côte d’Or par des refus quasi systématiques de régularisation, face à la stigmatisation régulière et croissante des migrants, nous réaffirmons notre entière solidarité avec tous les migrants et notre volonté gardée intacte de soutien et d’accueil. »

    Communiqué contre l’expulsion de XXL

    Des personnes du collectif Soutien Asile 21 réagissent à l’expulsion du squat XXL, où vivaient une centaine d’exilé·es.

    13 juillet
  • 24 personnes seraient embarquées

    Le BP annonce que 24 personnes auraient été embarquées par la PAF (Police aux Frontières). 9 seraient ressorties et 15 seraient encore là-bas.
    La Préfecture annonce que celles qui seraient en situation irrégulière « devront quitter le territoire ».

  • Des hébergements d’urgence s’organisent

    Le Quartier Libre des Lentillères et l’Espace Autogéré des Tanneries accueilleront en urgence les personnes mises à la rue, en attendant qu’une autre solution plus pérenne puisse être trouver.

  • Il y a pourtant 7000 logements vides à Dijon...

  • La préfecture court-circuite une négociation d’achat

    Des personnes du collectif soutien migrant étaient actuellement en train de négocier un achat du XXL avec le propriétaire. La préfecture était au courant depuis le 20 juin de cette négociation.
    Cette expulsion est une pure opération d’acharnement sur les personnes exilées, alors qu’une possibilité de légalisation de l’occupation était possible.

  • Tout le monde est replié aux Tanneries

    Un repas se tiendra à l’Espace autogéré des Tanneries pour faire le point et organiser un hébergement d’urgence pour toutes les personnes qui se retrouvent à la rue. Si vous souhaitez nous rejoindre pour mieux comprendre la situation ou apporter de l’aide.

  • Une dizaine de personnes de personnes embarquées

    Entre 7 et 11 personnes ont été emmenées à Chenove, dans les locaux de la Police aux Frontières.
    4 sont déjà ressorties. Nous attendons la suite et craignons des complications administratives.

Une centaine de personnes exilées et demandeuses d’asile vivaient depuis deux ans dans ce bâtiment, dans lequel s’organisaient aussi les possibilités d’un accompagnement des processus de demande d’asile, des cours de français, d’aides administratives, de soins médicaux et d’espaces de convivalité.

Cette expulsion aboutit à remettre à la rue sans solution ces exilé·es, et laissé l’immeuble vide pendant plusieurs années, comme le sont encore tous les bâtiments occupés et expulsées ces dernières années.

Au XXL, des échanges avaient été engagés avec les propriétaires, à qui des membres du collectif soutien-asile-21 devaient faire une offre d’achat ce mercredi après-midi.
Le collectif de soutien et les habitant·es étaient en effet en train de chercher des solutions concertées pour prolonger la possibilité d’accueil dans ce bâtiment et éviter de se retrouver de nouveau dans une situation d’urgence ! Cette expulsion est d’une violence ahurissante, alors même que ces processus de réflexion était largement engagé.
Nous rappelons par ailleurs que le gouvernement français est censé assurer des solutions de logements aux réfugié·es pendant le temps de leur demande d’asile.

Ce ne sont pas les solutions qui manquent pourtant...

7000 logements vides à Dijon, près de 150 000 en Bourgogne Franche-Comté !

L’Insee vient de publier une étude qui montre que le nombre de logements vacants augmente considérablement en France, tout comme celui des maisons secondaires. C’est aussi le cas en Bourgogne Franche-Comté et à Dijon où 9,7% des logements sont vides : le plus grand taux de France ! Regards sur ces statistiques et leurs implications politiques.

7 juillet