Poussière des toiles

Les paupières
s’entrouvrent à peine
Qu’on est déjà
entrain de peindre

Tout est finalement vain,
Juste en dernière instance.

Il nous reste le chemin,
Celui-là nous fait danses
Tenir au creux demain,
Avant que de tout rendre.

Préhandé·e·s par les sens,
Et muté·e·s par l’errance ;
Comme poussé·e·s à apprendre
Des mouvements de la transe ;
Déroutons pas à pas,
¿ Insoutenable ? Silence

Remplir partout de sens,
Logiques évidences ;
Rassurantes ¡ Bruyances !
Échos interminables
En tapissons l’espace,
Partout porte notre tâche ;

Onde représentation,
Voir, mais qu’en projetant ;
Vernis des illusions,
Indiscernable instant.

Du vide se combler,
Pour mieux le fuir malgré,
On tombe, sans cesse relevé·e·s,
Par quelque mot apposé.

Semblons détricoter,
Cet attachement premier,
Une chose à raconter,
À mettre dans le gosier

Mais réellement on souffre,
Cherche à coloniser ;
Tout aux abords du gouffre,
Petits drapeaux plantés.

Signatures déployées,
Droits d’auteurs aux aguets ;
Nous n’y laissons pas prendre,
La seule beauté des Andes

Plutôt que toutes ces plaintes,
Déferlant dans l’arpente
D’accepter préférons,
L’Étrange disparition.


P.-S.

Chronique à parution variable.
Pour retrouver tous les textes, ça se passe ici.