[Vidéos] CPAM occupée - Quand la police escalade...

Après le passage d’une huissière, les occupants de la CPAM attendent une convocation au tribunal où ils pourront obtenir des délais afin de rester cet hiver.
Retour sur la visite impromptue d’une huissière zélée.

Emménagement. Enfin.
Après une dizaine de jours d’occupation, l’installation dans les anciens locaux de la CPAM se fait tambour battant. Déménagement depuis les Tanneries, installation des chambres, d’une cuisine collective, d’un espace de stockage pour la réception des dons, accueil des nombreux voisins venus visiter et soutenir l’occupation, mise en place d’une salle pour les cours de français,... Le lieu reprend vit et ça fait plaisir !

Après plusieurs journées d’attente et d’incertitude, tout laisse à penser que le procureur n’ordonnera pas une nouvelle expulsion illégale. Dernier de ces signes en date, mercredi matin une huissière de justice est passée accompagnée par trois policiers.

Leur objectif était clair : constater des dégradations afin d’accéler la procédure de justice.
Zélé·es, illes ont escaladé le portail.

Il semblerait que les agents de police n’ai pris en compte le rappel à la loi pourtant clairement placardé sur le même portail qu’ils ont escaladé.

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Mauvaise pioche - Bons perdants

Non seulement illes risquent de se retrouver avec un dépôt de plainte pour violation de domicile, comme le préfet et le procureur, mais en plus de l’aveu même de l’huissière, illes n’ont pu trouver aucune trace d’effraction. Mauvaise pioche

Les habitants sont malgré tout toujours dans l’attente d’une convocation que l’huissière avait promis d’apporter avant la fin de la semaine.

Cette visite bien que fort désagréable, a tout de même permis de rassurer les habitants sur les intentions du propriétaire. Une procédure va être engagée au tribunal. Elle permettra aux occupants de la CPAM de se défendre et de faire valoir le droit au logement. Ils pourront très certainement obtenir des délais. Le juge peut en effet octroyer jusqu’à une année, comme ça a été le cas récement à Caen au Marais où des personnes exilées ont squatté un bâtiment d’EDF à l’abandon.