Agression fasciste : en rangs serrés face à la haine

« Nous, militantes et militants de l’Union départementale Solidaires 21, dénonçons vigoureusement cette attaque organisée odieuse, commise en plein jour, contre des citoyens et citoyennes qui exerçaient simplement leur droit le plus fondamental : celui d’exprimer et manifester librement leurs opinions. »

Communiqué de l’Union départementale Solidaires 21

Dimanche 31 janvier 2021, 13h, place de la République. À l’appel du Collectif 25 novembre, des manifestant.e.s commencent à affluer pour défendre l’accès pour toutes et tous à la PMA, mais aussi à l’avortement, et l’égalité entre toutes et tous sans différenciation de sexe, de genre, ou de sexualité. Alors qu’une dizaine de militant.e.s féministes sont déjà présent.e.s, une quinzaine de personnes cagoulées surgissent sur la place, se dirigent rapidement vers le petit groupe, arrachent leur banderole, et cognent violemment dans le tas. Les quelques vidéos recueillies ont permis d’identifier clairement des membres de groupuscules d’extrême-droite de la région, qui ont par la suite revendiqué les faits. Rattrapés alors qu’ils prenaient la fuite, les individus ont été soumis à un contrôle d’identité par les forces de l’ordre puis… relâchés. Se sentant pousser des ailes, ils ont donc tenté de réitérer, une fois leur manifestation terminée, et ont poursuivi plusieurs personnes place du 30 octobre.
Nous, militantes et militants de l’Union départementale Solidaires 21, dénonçons vigoureusement cette attaque organisée odieuse, commise en plein jour, contre des citoyens et citoyennes qui exerçaient simplement leur droit le plus fondamental : celui d’exprimer et manifester librement leurs opinions.
Nous adressons notre soutien aux victimes de cet acte fasciste, et nous engageons à les accompagner dans leurs démarches s’ils et elles le souhaitent.
Nous nous inquiétons de l’absence de réaction médiatique, politique et institutionnelle face à cette agression fasciste dont la vidéo a pourtant largement circulé. Nous nous étonnons notamment du silence de la préfecture qui, pourtant, communique régulièrement sur Twitter lors d’incidents matériels mineurs en marge des manifestations.
Nous dénonçons les intimidations et menaces de mort perpétrées depuis dimanche à l’encontre de plusieurs individus, dont l’un de nos anciens co-secrétaires.
Nous, militants et militantes de Solidaires 21, réaffirmons nos valeurs antifascistes, et appelons à renforcer nos liens entre organisations militantes pour faire front contre tou.te.s celles et ceux qui voudront nous faire taire. Cette attaque n’est pas un fait isolé : depuis plusieurs mois maintenant, ces individu.e.s haineux.euses et ultraviolent.e.s tentent de reprendre du terrain à Dijon, multipliant les tags et banderoles racistes et abjects, attaquant des lieux connus pour leur fréquentation militante, comme le bar Le Chez nous. Il est urgent de nous organiser afin d’apporter une réponse collective.
Le fascisme ne passera pas.

L’Union départementale Solidaires 21.

PDF - 113.5 ko
Communiqué - Version pdf


Proposer un complément d'info

modération a priori

Ce forum est modéré a priori : votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par un administrateur du site.

Qui êtes-vous ?
Se connecter
Votre message

Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

Lien hypertexte

(Si votre message se réfère à un article publié sur le Web, ou à une page fournissant plus d’informations, vous pouvez indiquer ci-après le titre de la page et son adresse.)

Ajouter un document

Articles de la même thématique : Syndicalisme

Menu unique sans viande : attention a l’indigestion !

Communiqué de presse de Sud Collectivités Territoriales de la Ville de Lyon suite à la polémique actuelle sur les menus sans viande dans les écoles lyonnaises. Cette fausse polémique ne doit pas nous faire oublier que le vrai problème aujourd’hui est la condition de travail des agents des écoles.

Articles de la même thématique : Antifascisme

10 points pour réformer l’antifascisme

Face au tsunami fasciste en cours et face au naufrage en cours dans l’antifascisme, nous avons tenté de lister quelques idées pour réformer nos pratiques. Ce texte n’est pas un tacle collectif, c’est une base modeste pour tenter de rattraper le retard pris sur les fascistes et lancer une réflexion débouchant sur des solutions concrètes.

Désormais on se lève, on se casse... et on s’organise !

2020 est une année de tournant sécuritaire... mais aussi de révolution féministe. En février-mars, nous étions prêt·e·s à sérieusement amocher le patriarcat cis-hétéro, enragé·e·s après la victoire de Polanski aux Césars et les violences policières subies pendant la manifestation du 7 mars à Paris. Malgré la répression gouvernementale, nous ressentons encore les vibrations de ce processus d’émancipation collective, à l’intersection des luttes trans-féministes antiracistes et écolo. La résistance doit continuer !