Doona, CROUS assassin ! Institutions transphobes !

Mercredi 23 septembre, Doona, une étudiante trans, a mis fin à ses jours à la gare Saint-Roch à Montpellier. Cette jeune femme avait déjà lancé plusieurs appels à l’aide sur les réseaux sociaux. La précarité, le CROUS, la transphobie l’ont menée dans une impasse. Mobilisations à Dijon cette semaine contre la transphobie et la précarité.

La semaine dernière à Montpellier, Doona, une étudiante de 19 ans s’est suicidée. Doona avait déjà appelé à l’aide sur les réseaux sociaux à plusieurs reprises et avait mobilisé les services médicaux et le CROUS concernant sa situation. Victime de transphobie, comme tant d’autres, dans le milieu hospitalier, elle avait déjà tenté de mettre fin à ses jours dans son logement universitaire. Après avoir subi des violences à répétition dans ces lieux où elle recherchait de l’aide et du soin, elle n’a finalement plus jamais pu retourner aux urgences. Les services du Crous étaient donc au courant de sa situation, les services hospitaliers également.

Suite à ses hospitalisations fréquentes, le Crous lui a explicitement dit que si elle tentait à nouveau de se suicider, elle serait expulsée de son logement et ses bourses lui seraient enlevées. Le jour même, victime de transphobie institutionnelle, Doona mettait fin à ses jours.

Doona fait partie de tout-e-s ces personnes victimes de violences transphobe, que ce soit par le corps médical, le monde professionnel, la sphère familiale/amicale, etc... A aucun moment ces situations ne doivent être acceptées, invisibilisées ou oubliées.


Cette semaine, différentes mobilisations se sont organisées et s’organisent encore pour porter ce message auprès des CROUS et des universités.

Le lundi 28 Septembre, une centaine de personnes s’est réunie devant le CROUS de Dijon pour rendre hommage à Doona et dénoncer sa situation et celle de tout.e.s les autres.
Un responsable du CROUS de Dijon s’est posé en interlocuteur. La réponse a été « claire » : le CROUS de Dijon déclare ne pas faire de distinction entre les genres, les origines, les orientations sexuelles : tout le monde est expulsable.

Acquiesçant pour autant sur l’existence de discriminations possibles au sein de l’institution, la réponse a encore une fois été claire, les individu.e.s doivent changer d’elleux-mêmes, le CROUS ne pense pas former, sensibiliser, ni accompagner ses salarié.e.s sur les questions d’oppressions. Le schéma pourrait donc continuer sereinement.

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DES REVENDICATIONS :

De fait, les différents collectifs, associations et personnes venue.s à ce rassemblement exigent :

- Que les personnels hospitaliers, CROUS, et universitaires, soient formés et sensibilisés aux questions LGBTQI+ et relatives au bien être psychologique.
- Que le CROUS ne puisse exclure aucun.e étudiant.e de son logement (avec la transformation des droits d’occupation en baux de droit commun)
- Que l’administration universitaire créée des cellules psychologiques non-mixte LGBTQI+ (afin d’accompagner au mieux les étudiant.e.s)
- Qu’une commission contre les discriminations au CROUS, ainsi qu’un fond d’aide aux personnes transgenres, soient mise en place ;
- Que des moyens concrets (humains et financiers) soient mis en place pour lutter contre la précarité étudiante.
- La gratuité et la simplification dans les parcours de transitions que cela soit administratif et/ou médical
- Autodétermination des personnes concernant leur genre.
- La non-stipulation du genre dans les démarches administratives et universitaires.

En l’absence du concours de l’état et des instances publiques, plusieurs collectifs dijonnais existent pour te soutenir, t’aider et t’accompagner :
  • Collectif 25 Novembre (collectif25novembre.dijon@protonmail.com)
  • Gang Reine (gangreine.collectif@gmail.com)
  • Solidaires étudiant.e.s (solidaires-etudiant-e-s.dijon@riseup.net)
  • Les Orageuses
  • Les Rainettes
  • Aides
    JUSTICE POUR DOONA ! CROUS ASSASSIN ! ÉTAT COUPABLE ! LA TRANSPHOBIE TUE, LA PRÉCARITÉ TUE !

Solidaires étudiant.e.s Dijon et Gang Reine

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