La Smart City policière se répand comme traînée de poudre

Alors que Dijon se targue de réaliser la première smart city française, probablement la première au monde, Christian Estrosi, maire de Nice, a encore fait parler de lui. Il paradait, tout fier du contrat passé avec une entreprise israëlienne pour permettre, via une application smartphone, aux citoyens de se faire auxiliaires de police. Sollicitée par le conseil municipal de la ville, la CNIL a fait savoir son opposition, pointant le manque de base légale du dispositif ainsi que l’atteinte « disproportionnée » au droit à la vie privée qui en résultait.

Mais cette controverse relayée dans les médias a masqué l’essentiel. Car depuis l’an dernier, Nice aussi se prépare à devenir la Smart City™ du turfu en misant sur des partenariats avec de grandes entreprises des technologies de contrôle. Et on ne parle pas d’une petite boîte israélienne. On parle de Thales, bien connue, ou d’Engie-Inéo, une filiale Big Data du groupe Engie (Suez) (dans lesquelles l’État français détient respectivement 26,4% et 32,76% de parts). On ne parle pas non plus d’une simple « app » permettant de faire entrer le vigilantisme et la délation à l’ère 3.0, non. On parle de centres de contrôle-commande équipés de tout l’attirail moderne pour sonder quantités de bases de données issues des services publics ou d’entreprises privées, surveiller en temps réel l’espace public urbain et ce qui se dit sur les réseaux sociaux, faire de la police « prédictive »...

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P.-S.


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Ce samedi de nouvelles manifestations auront lieu partout en France contre les dernières lois liberticide : loi « sécurité globale » et loi « contre les séparatismes ». À Dijon un rassemblement aura lieu à 11h devant la Préfecture. Des rassemblements sont aussi prévu à Chalon, Besançon, et dans le Jura.

Interdiction des drones : victoire totale contre le gouvernement

Le Conseil d’État vient d’exiger que la préfecture de police de Paris cesse sa surveillance par drones des manifestations (voir sa décision). Allant encore plus loin que son interdiction de mai dernier, la plus haute juridiction administrative est particulièrement virulente contre l’utilisation de drones en manifestation, laissant peu de place au gouvernement pour autoriser ceux-ci dans sa PPL Sécurité Globale. Le rapport de force s’inverse enfin : engouffrons-nous dans la brèche !