Les prisons du monde
Il n’y a que les prisons du monde qu’il n’est pas besoin de protéger
Il n’y a que les prisons du monde qu’il n’est pas besoin de protéger
C’est la chanson très méchante, que le diable m’a donnée /
Pour bien faire danser, tous les desperados /
Qui se sont suicidés, de trois coups dans le dos
Verra-t-on les banquiers se pendre à leurs guichets /
Et les paumés d’hier se pavaner devant ?
Qui c’est qui vend des fusils (les gentils) / Qui c’est qui se retrouvent devant (les méchants)
Si tu fais la méchante je téléphone à la police /
Si tu n’es pas sage je te mets à la cave
On t’apprendra à faire le pantin /
On te mettra un fusil dans les mains
Ouvre tes bras pour m’enlacer / Ouvre tes seins que je m’y pose / Ouvre aux fureurs de mon baiser / Ta lèvre rose !
Il fallait bien un jour qu’on nous pende.
Que c’est bon d’être demoiselle
Donne-moi ta main camarade / Prête-moi ton cœur compagnon / Nous referons les barricades / Et la vie, nous la gagnerons
Car tous ceux à qui / La chose ne fait rien / N’aiment pas ceux à qui / La chose fait du bien
Camarade, ma peau est elle encore de mise /
Et dedans mon cœur seul ne fait il pas vieux jeu ?
Pas d’opinion, pas de délit d’opinion, pas de répression
Tu sais qu’il n’y a ici-bas que deux engeances / Les gens bien et les terroristes
Quand ils sont beaux, ils sont idiots / Quand ils sont vieux, ils sont affreux
Là-bas, c’est le pays de l’étrange et du rêve,
C’est l’horizon perdu par delà les sommets,
C’est le bleu paradis, c’est la lointaine grève
Où votre espoir banal n’abordera jamais.
Je ne veux pas d’enfant
Qui pleure ou qui babille
Et dont on est fier quand
Il fait souffrir les filles.
Il est 10 heures du mat’ le braquage a foiré
Le droit de frapper / Malgré les menottes
Quand ils me demandent mes papiers / Mon premier réflexe est de m’sauver
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