Augmentation immédiate des salaires de +20 %, c’est possible !



Les économistes de l’Institut Libertaire des Statistiques et des Études Économiques (ILSEE) analysent le taux d’augmentation actuel des salaires et proposent une augmentation des salaires de +20 % et le blocage des prix immédiat.

Le taux médian d’augmentation des salaires est de +2,8 % pour l’année 2022 dans le secteur privé en France. L’État s’est aligné sur une augmentation de +3,5 % dans le secteur public, un chiffre précis élaboré par le patronat car les plus grands groupes comme Stellantis, Alstom se sont alignés sur ce chiffre de +3,5 % des le début d’année 2022, voir fin 2021 dans certains cas comme General Electric. En réalité, la classe laborieuse mériterait 10 fois plus. Les économistes de l’Institut Libertaire des Statistiques et des Études Économiques (ILSEE) propose une combinaison de ces 2 solutions : augmentation des salaires de +20 % et blocage des prix immédiat.

Sommaire :

  • Contexte inflationniste et dystopique
  • Avis des économistes
  • Propositions concrètes des économistes
  • Conclusion : grève générale !

Contexte inflationniste et dystopique

Fin 2019, l’économie capitaliste allait exploser suite à une bulle spéculative supérieure à celle qui a enclenché la crise économique de 2009. Ensuite se sont enchaînées la « crise sanitaire » puis la guerre impérialiste russe. Ajoutons à tout cela des sécheresses répétées depuis 2017 (sauf 2021).

Les « experts » disent que l’inflation est d’environ 6 % dans l’économie globale. Cependant les prix des produits de base comme les pâtes ont augmentés de +15,4 %, la farine +11 %, les huiles +10 % ou encore la viande surgelée +11,3 % depuis 1 an (en juillet 2022).

Notre classe laborieuse subit déjà une inflation de +12 % minimum !

L’inflation générale de l’économie n’est pas révélatrice de ce que nous subissons au quotidien et de ce que nous allons subir à l’avenir comme le manque d’eau ou d’énergie par exemple.

Avis des économistes

Certains économistes capitalistes disent « qu’une hausse des salaires est une fausse bonne idée car elle déstabiliserait l’économie ».
Comme si l’économie était stable ! L’a t-elle déjà été dans son histoire ?
Le libéralisme économique a toujours été chaotique depuis ses balbutiements au 18e siècle.
Ce système a toujours été désordonné, sauvage, meurtrier et destructeur, ce n’est pas une augmentation des salaires qui le rendra plus chaotique et barbare qu’il ne l’est déjà.

D’autres économistes capitalistes disent « qu’un blocage des prix est inutile car il n’empêche pas l’inflation générale ».
Peut être… mais ce n’est pas à notre classe laborieuse de la subir !

Les économistes de l’Institut Libertaire des Statistiques et des Études Économiques (ILSEE [1]) propose une combinaison de ces 2 solutions :
Augmentation des salaires + Blocage des prix immédiat.

Cette solution n’a jamais été appliquée car l’augmentation des salaires demande un bras de fer contre le patronat et le blocage des prix demande une autre bataille contre les marchands.

Aucun politicien n’aura le courage d’adopter cette combinaison pragmatique, pourtant elle est vitale pour que notre classe puisse survivre à la barbarie capitaliste.

Propositions concrètes des économistes

Les bénéfices d’une entreprise sont redistribuées en 3 parties :

  • celle de l’État (impôts, taxes, pots de vin...)
  • celle des actionnaires (dividendes, primes diverses)
  • celle des salarié.es (salaires et croquettes)

La part des salarié.es a baissé de 6 % depuis les années 1970 jusqu’à nos jours.
Nous avons du retard à rattraper en + de cette nouvelle crise...

En bref, si nous prenons en compte ce retard de hausse des salaires + l’inflation de 12 % + la baisse de la part des dividendes pour les salarié.es de 6 %, il est évident qu’une augmentation des salaires de +20% ne serait pas du luxe.
Cette augmentation est légitime, vitale, crédible et financièrement possible.

Les retraites et allocations diverses devront elles aussi être augmentées de +20 %.

Cette exigence d’augmentation des salaires n’est qu’un « pansement », nous réclamerons ensuite des « hôpitaux ».
Elle est surtout fédératrice, simple et pragmatique, pouvant très vite circuler. Propageons cette idée ambitieuse !
Les divers syndicats réformistes et les politicien.nes de la NUPES seront obligé.es de s’aligner sur la hauteur de notre demande, ou du moins augmenter leur niveau d’exigence.

Conclusion : Grève générale !

Une augmentation générale de tous les salaires de +20 % immédiatement, combinée à un blocage des prix, permettrait à notre classe laborieuse de respirer pour ensuite communiquer, s’organiser et gagner la Révolution.

Nos camarades britanniques montrent l’exemple en exerçant une grève générale difficile sachant qu’organiser une grève au Royaume-Uni est chaotique à cause des lois de Margaret Thatcher [2].
Malgré cela, cette grève générale britannique est accompagnée d’un mouvement populaire appelant à ne pas payer ses factures d’énergie, faisons la même chose en France !

Nous ferons et gagnerons la Révolution avec une désobéissance civile déterminée, une solidarité de classe sans faille et un syndicalisme révolutionnaire solide et rigoureux.

+20 %, tout de suite, maintenant ! Grève générale !

Loral Aitken, Directeur de l’ILSEE (Institut Libertaire des Statistiques et des Études Économiques).



Notes

[1ILSEE : Ne perds pas ton temps à chercher, cet institut n’existe pas.

[2« On ne paiera pas ! » : en Angleterre, la plus grande révolte depuis Thatcher
https://www.youtube.com/watch?v=PJXz-XaKMMM

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