Des enfants qui apprennent sans école.

Des enfants qui apprennent sans école cela nous paraît fou-dingue, nous avons peine à l’imaginer. Aurions-nous oublié que l’être humain est une bestiole extraordinaire conçue physiologiquement et biologiquement pour apprendre perpétuellement ? Et/ou peut être que l’enfant est un être humain...

//Apprendre et VIVRE sans école//

Apprendre et vivre sans école, c’est tout simplement apprendre à son rythme, sans horaires imposés, sans matières imposées, sans être interrompu·e. La notion du temps et du libre arbitre, du choix pour soi-même est très importante.
On se consacrera à ce qui nous intéresse, on parle en français de familles non-scolaires, non scolarisantes (non-sco), d’apprentissage autonome, apprentissage automotivé ou encore autodéterminé.
C’est-à-dire que l’enfant apprend en fonction de ses envies, de sa propre motivation. L’enfant est considéré dans sa créativité, son authenticité, il est un être libre penseur. Le jeu et le plaisir ne sont pas dissociés de son travail, qui lui-même n’est pas dissocié de son existence, de sa vie.

//Les enfants peuvent apprendre par eux-mêmes//


On peut facilement observer que les enfants sont passionnément désireux de comprendre le plus possible le monde qui les entoure, qu’ils sont très doués pour cela et qu’ils le font à la manière de scientifiques, en créant de la connaissance à partir de l’expérience. Les enfants observent, s’interrogent, découvrent, élaborent et ensuite ils testent les réponses aux questions qu’ils se posent. Quand on ne les empêche pas de faire toutes ces choses, ils continuent à les faire et ils deviennent de plus en plus compétents. – John Holt [1]
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//Je vis donc j’apprends, une véritable croyance chez les ’PAS D’ÉCOLE’//

La non-scolarisation, signifie ne pas dépendre des méthodes scolaires.
C’est-à-dire pas de plans de leçon, pas de programme, pas de devoirs, pas de quiz ou de tests, et pas de notes.
Au lieu de cela, l’accent est mis sur une vie riche et stimulante.
Une vie ensemble remplie d’opportunités, de possibilités et d’expériences.

Dans la pratique, c’est très différent d’une famille non-sco à une autre.
Les intérêts de chaque famille permettent tous les types d’apprentissage : histoire, mathématiques, écriture, musique, lecture, sciences, et toutes les choses de la vie.
Un tout sauf des « matières », mais simplement des choses intéressantes, amusantes, fascinantes… que nous avons envie de découvrir plus avant ou pas.
Une chose en entraîne une autre et la vie suit son cours.
Les enfants apprennent, les adultes apprennent aussi et encore.

//Qu’est ce qui nous dérange quant à l’absence de scolarité ?//

Nous pouvons considérer la non-scolarisation comme un choix subversif parce que cela induit une remise en question de la société toute entière existante.
Et surtout une remise en question de nous-mêmes, qui avons tous et toutes été à l’école ou presque... (et nous avons appris que c’est à l’école que l’on apprend).

Puisse qu’effectivement notre société occidentale est construite sur la norme ‘’école’’ qui nous prépare à la norme ’‘travail’’. Ainsi quand on refuse l’école telle qu’elle est, indirectement on refuse le travail tel qu’il est. On refuse le conditionnement/façonnage qui nous apprend à accepter des valeurs compétitives, hiérarchiques, et de domination sur notre être.
C’est sans doute un choix des valeurs que l’on veut pour nous et que l’on veut transmettre.
Un regard sur le monde vivant, c’est une recherche d’équilibre.
Au delà des aspects ‘’pédagogiques’’ ou plutôt du développement joyeux de l’enfant, refuser l’école telle qu’on la connaît actuellement, c’est vivre avec les chérubins que l’on soit parents biologiques ou non.
Vivre sans école, c’est faire un choix, assumer ce choix et inventer autre chose.

Par ailleurs, ce qui est intéressant dans le hors-école c’est-à-dire fonctionner sans la norme ’’école’’, c’est que les parents, ainsi que les ami·es ou personnes qui gravitent autour de ses enfants non-sco [2], cherchent à être dans la cohérence avec eux-mêmes.
Ils et elles ne font pas que critiquer ou se plaindre d’un système, ils et elles font le choix d’en inventer un autre. Le choix de créer un futur différent et ensemble, avec les enfants qui grandissent et s’instruisent naturellement.
Ils et elles se battent POUR quelque chose.
Pour des enfances libres !



Notes

[1Éducateur et célèbre auteur américain, John Holt est un des portes-paroles des méthodes d’enseignement alternatives telles que la scolarité à la maison ou la non-scolarité. Il s’est fait connaître à travers son engagement dans la défense des droits des enfants.

[2Non-sco= enfants vivants et apprenants sans école, libres penseurs et libres acteurs dans leur vie.

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