[Grenoble] deux jeunes hommes sont morts des suites d’une intervention policière

Dans la nuit du 2 au 3 mars 2019, un véhicule de la BAC a voulu interpeller deux jeunes grenoblois qui circulaient sur un scooter. Après une course poursuite, Adam Soli (17 ans) et Fatih Karakuss (19 ans) percutent un bus et décèdent sur le coup. Depuis, au quartier du Mistral, la colère s’exprime et les keufs quadrillent le quartier pour étouffer l’affaire.

Encore une fois, la police se rend responsable de la mort de deux jeunes. "Quand on voit Théo et Adama, on comprend pourquoi Zyed et Bouna courraient". On comprend aussi pourquoi Adam et Fatih ont pris la fuite alors qu’ils étaient interpellés par la BAC pour non port du casque.

Les courses-poursuites sont assassines

Les courses-poursuites, ou la menace d’en engager une, sont pourtant décriées par les keufs eux-mêmes quand elles mettent en danger les personnes. Un ex-commissaire rappelle ce « vieux principe […] enseigné dans les écoles de police : le trouble causé par une intervention sur la voie publique ne doit pas être supérieur au trouble qu’il est supposé faire cesser » [1].
La réalité est bien différente et ce drame en rappelle beaucoup d’autres. Trop. Celui de Tina et Raouf, tués en 2007 à Saint-Fons lors d’une poursuite. Malgré les éléments à charge, les keufs avaient obtenu un non-lieu. Ou encore la mort de Moushin et Lakhamy, la même année, à Villiers-le-Bel, renversés par une voiture de police. Ou encore celle de Malek, en 2010, à Woippy près de Metz, ou la mort d’Elyès, 14 ans, à Romans-sur-Isère en février 2015, celle de Mehdi à Vénissieux en 2016 .. Sans oublier Thomas Claudio, percuté par une voiture de police le 6 octobre 1990 à Vaulx-en-Velin, alors qu’il roule en scooter. Plusieurs jours de révolte suivront, avec à la clé la mise en place de nouvelles politiques de la ville. En réalité, depuis plus de 20 ans, rien n’a vraiment changé [...]

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