Bilan de la répression et défense collective à Sainte Soline



« Pas moins de 7 hélicoptère et plus de 1700 FDO, un dispositif dont le coût est estimé à plus d’un million d’euros. », « une soixantaine de [manifestant·es] blessé·es dont 6 hospitalisé·es », 4 personnes placées en garde à vue", une personne arrêtée sur son lit d’hôpital... retour sur la répression des manifestations anti-bassines.

Ce week-end à Sainte Soline a réuni des milliers de personnes qui ensemble ont accompli le tour de force de déjouer le dispositif policier à plusieurs reprises. Néanmoins c’est un dispositif de maintien de l’ordre disproportionné qui nous faisait face : pas moins de 7 hélicoptère et plus de 1700 FDO, un dispositif dont le coût est estimé à plus d’un million d’euros.

De notre côté, une soixantaine de personnes ont été blessées dont 6 hospitalisées, 5 d’entre elles sont déjà sorties et la dernière devrait sortir de l’hopital en fin de semaine.

4 personnes ont été placées en garde à vue, elles étaient dans différents cortèges, et ont été interpellées de manière aléatoire. Lors de leur comparution immédiate elles ont demandé à avoir l’opportunité de préparer leur défense : elles seront donc jugées le 28 novembre au tribunal de Niort, en attendant elles portent le poids d’un contrôle judiciaire. Fin novembre soyons nombreu.ses.x à leur apporter notre soutien !

Afin de compléter ce bilan et d’assurer le suivi de la répression des opposants aux mégabassines, la legal team vous demande :

  • De nous signaler si vous avez été blessé.es et de ne pas hésitez à s’informer sur les plaintes et démarches à suivre sur ces brochures https://desarmons.net/ressources/brochures-desarmons/ ou dans cet article https://iaata.info/Prendre-soin-des-manifestant-es-blesse-es-5522.html
  • De nous tenir au courant si vous faites l’objet de mesures répressives ou d’intimidation dans les jours et semaines à venir
  • Concernant les amendes, l’équipe prépare des modèles de contestation type afin de se défendre contre cette répression financière, ils seront disponibles sur le site des Soulèvements et de BNM. Pour pouvoir contester l’amende il ne faut PAS la payer et effectuer la contestation en ligne. Dans les semaines et mois qui arrivent n’hésitez pas à nous faire suivre les documents que vous recevez

POUR NOUS CONTACTER, c’est par mail antirep-slvt[at]riseup.net ou par Signal 0744259614

POUR NOUS SOUTENIR et nous aider dans les frais engendrés par l’anti-rèp c’est ici https://lessoulevementsdelaterre.org/soutenir

Merci à tou.tes, c’est en se mobilisant et en se défendant collectivement que nous ferons tomber ce système mortifère !

NO BASSARAN !

Sainte-Soline : une personne grièvement blessée a été arrêtée dans sa chambre d’hôpital à Poitiers

Robin*, blessé d’un tir de LBD40 dans la tête lors de la manifestation de Sainte-Soline, a reçu la visite de deux policiers en civil dans sa chambre d’hôpital de Poitiers et a été placé en garde-en-vue ce matin, malgré son état de santé. Il souffre d’un hématome intra-crânien et d’une orbite fracturée.

Blessé par un tir de LBD40 en pleine tête, alors qu’il manifestait pacifiquement à Sainte-Soline, le samedi 29 octobre, Robin* a été transféré du CHU de Ruffec, plusieurs heures après avoir été blessé. Il a alors pu passer un premier scanner en étant menotté et sous étroite surveillance de la gendarmerie, violant ainsi le secret médical. Ce scanner a révélé des blessures internes graves (hématome intra-crânien) nécessitant une surveillance médicale rapprochée et motivant son transfert au CHU de Poitiers en urgence dans la nuit du samedi 29 au dimanche 30 octobre.

Depuis, il a subit plusieurs scanners au CHU de Poitiers, afin de suivre l’évolution de l’hématome intra-crânien et de son orbite fracturée. Robin* nous a indiqué ne pas avoir reçu la visite d’un médecin dans sa chambre depuis son transfert à Poitiers, il a du contacter un proche médecin afin de se faire expliquer les blessures dont il souffrait et de la marche à suivre lors de sa convalescence.

Aujourd’hui, vendredi 4 novembre, alors qu’il passait son dernier scanner avant sa sortie, les équipes médicales ont contacté les forces de l’ordre afin de procéder à son arrestation dans sa chambre d’hôpital. En effet, deux policiers en civil sont parvenus jusqu’à sa chambre afin de le placer en garde-à-vue. Un médecin ayant eu accès à son dossier médical juge que son état n’est pas compatible avec la garde-à-vue : son hématome et son orbite cassée nécessitent une surveillance particulière et un long repos.

* le nom a été modifié



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