Des mondes en soi

Nous sommes ce qui nous traverse.
Pulsions, donc injonctions, qui agissent parfois de concert ; mais qui sont bien plus souvent contradictoires.
Si transformer nos façons de vivre ensemble s’avère crucial, pour se laisser traverser par autre chose, la lutte est aussi interne.
Ne pas tout renvoyer au « monde », c’est admettre que la toile des choses se tisse aussi en soi.
S’il ne s’agit pas de résoudre nos conflits pulsionnels, il est question de les transformer.
Il semble alors nécessaire de faire vivre ces conflits, les rendre visibles plutôt que de les enfouir et se fuir.
Développer notre singulier pluriel
Déployer ces mondes en soi avec joie.

  • Souviens-moi

    Je est une narration qui relie des souvenirs J’ai ouïe dire que l’oreille était bleue La langue quant à elle grappille dans l’arc-en-ciel Un moi qui varie selon les teintes du cri.
    Comment (...)

  • Incomplétude salutaire

    On ne peut combler que ce qui a un fond et des bords.
    Et nous ne sommes pas des récipients mais des êtres poreux qui absorbent, incorporent

  • Comme un doute

    Se remettre à douter. Emprunter à nouveau les chemins qui faisaient peur. Y trouver des bouts de soi qu’on arrive maintenant à s’avouer, des parcelles du monde qui nous sont pour la première fois visibles.