Des mondes en soi

Nous sommes ce qui nous traverse.
Pulsions, donc injonctions, qui agissent parfois de concert ; mais qui sont bien plus souvent contradictoires.
Si transformer nos façons de vivre ensemble s’avère crucial, pour se laisser traverser par autre chose, la lutte est aussi interne.
Ne pas tout renvoyer au « monde », c’est admettre que la toile des choses se tisse aussi en soi.
S’il ne s’agit pas de résoudre nos conflits pulsionnels, il est question de les transformer.
Il semble alors nécessaire de faire vivre ces conflits, les rendre visibles plutôt que de les enfouir et se fuir.
Développer notre singulier pluriel
Déployer ces mondes en soi avec joie.

  • s’échoit

    Je suis nulle part Pourtant je suis là Surtout je suis lasse lâche éparse
    Mon corps, Là Mais moi je peux pas.
    J’ai cru, j’ai pensé Que c’était pas grand-chose. Les affaires, le lit, la (...)

  • Fémilin

    Comme une tentative de délier le binaire,
    Exclusivement perçue à travers ce défaire
    Les deux genres cis

  • Stabilité chronique

    en traverse de la fugue
    par-delà les refuges
    au travers de mes singes
    je songe

  • La perte

    Névrose existentielle que celle qui veut transmettre intégralement aux générations suivantes.

  • Se comprendre

    L’implicite nécessairement constitue
    des groupes.

  • Poussière des toiles

    Les paupières
    s’entrouvrent à peine
    Qu’on est déjà
    entrain de peindre

  • Sans soi

    À mes semblables – les individus de construction masculine
    1. Prends ton égo
    2. Prends un marteau
    3. Écrabouille-le
    Réitère le processus autant de fois que nécessaire

  • Éprouver

    Besoin de consolation,
    voit naître le réconfort,
    qui vient de soi.

  • Souviens-moi

    Je n’ai pas les épaules
    Mais n’en ai pas besoin
    Je n’est pas à portée

  • Incomplétude salutaire

    On ne peut combler que ce qui a un fond et des bords.
    Et nous ne sommes pas des récipients mais des êtres poreux

  • Comme un doute

    Se remettre à douter. Emprunter à nouveau les chemins qui faisaient peur. Y trouver des bouts de soi qu’on arrive maintenant à s’avouer, des parcelles du monde qui nous sont pour la première fois visibles.