Radar retourné

Un radar autonome a été retourné la semaine dernière à Saisy près de Nolay.

Le radar autonome installé au lieu-dit Le Taupreuil à Saisy, a été tagué et retourné. Il s’agit du deuxième retournement qu’il subit. Ce type d’appareil, appelé aussi radar de chantier ou mobile, est blindé, il pèse 1250 kg et flashe dans les deux sens. Il coûte 80.000 euros, un radar fixe coûtant seulement 30.000 euros.
Cet acte est loin d’être isolé, la pratique du retournement ou de destruction de radar autonome semble diffuse.
Le 6 mars 2017, celui de Bagnols-sur-Cèze (30) a été retourné vers la voie ferrée qui longe la route sur laquelle il était posé. La réception d’images de trains flashés a du surprendre les condés.
Le 6 mai, un conducteur qui vient de se faire flasher au Plan d’Orgon (13) revient avec un pote pour détruire le radar. Il tire au fusil de chasse 6 cartouches sur la vitre qu’il finit à coups de crosse. Il refait un aller-retour chez lui chercher un sceau qu’il remplit d’essence puis le vide dans le radar qui va bientôt partir en fumée.
Le radar autonome de Cherveix-Cubas (24), déjà tagué et incendié quelques mois avant, a été retourné le 23 septembre.
En janvier 2018 c’est le radar autonome de Faugères (34) qui a été détruit, en février celui de Louhossoa (64), en mars celui de Colombiers (34) et le 16 juin ceux d’Etalans et d’Aubonne (25).
La DSR (Délégation à la Sécurité Routière) indique que le vandalisme lourd prenant pour cible les radars est en forte augmentation. Vandalisme lourd signifiant vitres ou portes cassées, composants endommagés, destruction de la cabine par incendie, explosion, ... En 2017, la destruction de radar a été chiffrée à plus de 8 millions d’euros.
Longue vie aux destructions !