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Désarmement d’une usine Lafarge, manifestation de Sainte-Soline, qui sont les malfaiteurs ?



Mardi 20 juin, 15 nouvelles personnes ont été placées près de 96 heures en garde à vue par la Sous-Direction Anti-Terroriste.

Communiqué des Soulèvements de la Terre administrativement dissous suite à la collusion de divers leviers de répression sur le mouvement écologiste cette semaine.

Mardi 20 juin, 15 nouvelles personnes ont été placées près de 96 heures en garde à vue par la Sous-Direction Anti-Terroriste. Elles l’ont été à différents prétextes, les unes dans le cadre de l’instruction sur le désarmement de l’usine Lafarge de Bouc-Bel-Air, les autres dans celui d’une procédure lancée suite à la manifestation du 25 mars à Sainte-Soline. A l’heure où nous écrivons, deux d’entre elles sont convoquées le 11 juillet devant la juge d’instruction d’Aix-en-provence dans l’affaire « Lafarge ». Pour la manifestation de Sainte-Soline : une personne a été placée 10 mois en détention, une est en préventive dans l’attente de son procès, trois autres devront comparaître devant le tribunal correctionnel le 27 juillet, et enfin, trois sont convoquées en Loire-Atlantique mercredi à 9h dans 3 gendarmeries, accusées d’avoir organisé la manifestation du 25 mars.

La justice est vraisemblablement bien plus pressée de trouver coûte que coûte des manifestant-es à condamner pour l’exemple que de poursuivre les gendarmes et la préfecture ayant pris le risque de tuer des manifestant-es à Sainte-Soline notamment.

Cette semaine la solidarité a compté et comptera. Nous appelons à maintenir un soutien large dans les semaines et mois à venir avec l’ensemble des personnes mises en cause.

Procéder à ces arrestations la veille de la dissolution des Soulèvements de la Terre et mettre en Garde à Vue pendant 4 jours certaines personnes visées nominativement par la procédure de dissolution, c’était tenter de nous empêcher de nous défendre publiquement.
Ces « coïncidences » de calendrier ont un effet politique certain. Elles interrogent, comme les arrestations précédentes, sur une toute autre association de malfaiteurs chaque jour un peu plus manifeste : celle que constitue ce gouvernement avec certaines des industries les plus toxiques du pays.

Le seul procès qu’il y aurait lieu de convoquer dans cette affaire, ce serait celui de Lafarge et de la complicité du gouvernement français avec ces entreprises qui, à l’heure de l’urgence climatique, compromettent les conditions mêmes de la vie sur terre à la seule fin de maintenir leurs profits.

L’arsenal répressif déployé ces dernières semaines et mois montre assez ce à quoi ce gouvernement est prêt pour tenter d’étouffer un mouvement pourtant absolument vital pour la défense des terres et de l’eau.

Mais en ce qui concerne la dynamique issue des Soulèvements de la Terre, il est déjà trop tard. Près de 180 comités locaux se sont constitués et ont pris leur vie propre, des dizaines de milliers de personnes sont prêtes à poursuivre et relancer des actions. Quoi que ce gouvernement, ses juges fassent à notre encontre, ce mouvement ne peut être dissous que dans les rêves de l’administration.

Le directeur de l’ONU a récemment déclaré que la réponse des gouvernements du monde au dérèglement climatique était pitoyable. L’attitude du gouvernement d’Emmanuel Macron à l’encontre du mouvement écologiste l’est tout autant. Il devra rendre compte un jour de ses responsabilités dans la perpétuation du ravage environnemental face aux jeunes générations dont l’avenir est gravement compromis et qui ne se laissent plus précipiter au fond du gouffre sans résister.

Ce qui repousse partout maintient et fait grandir la résistance !

Communiqué des Soulèvements de la Terre administrativement dissous.



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