Signalétique, ADN

  • Ficher pour mieux régner / Désarmons-les

    Compte moral, sommier, registre, répertoire, casier et finalement « traitement de données à caractère personnel » : le vocabulaire est foisonnant pour décrire l’arme de basse intensité qu’est devenu le fichier dans l’arsenal répressif. Le système disciplinaire du capitalisme sécuritaire a toujours eu besoin d’ingrédients techniques pour contraindre les corps indociles à la bonne marche de l’ordre social. Si les fichiers clients ou les « profils » prospèrent aujourd’hui dans le marasme du Big Data, l’État puissant, qu’il soit monarchique, impérial ou républicain, s’est toujours évertué à étiqueter méthodiquement ses sujets afin de préserver son pouvoir de domination.

  • S ou ADN, peu importe les lettres : nique le fichage !

    Gilets jaunes, consommateurs de shit, migrantes, supporters de foot aimant la pyrotechnie, web-masters de site alternatif, faucheuses d’OGM... chacun·e d’entre nous peut être amené·e à ce qu’un·e flic veuille lui prendre son ADN et/ou ses empreintes pour les faire rentrer dans les fichiers.
    Pourquoi nous voulons réaffirmer notre opposition au fichage.

  • Neuf mois de prison provisoire pour quelques traces d’ADN

    Alors qu’à travers la France les forces de l’ordre s’agitent férocement pour défendre le régime, S. dort en détention provisoire depuis le 27 mars 2018 à la maison d’arrêt de Limoges. Accusé d’avoir incendié des véhicules de la gendarmerie à la caserne Jourdan de Limoges, il est retenu pour quelques traces d’ADN frauduleusement obtenues.

  • [Vidéo] La signalétique, c’est pas automatique

    « Alors ça va ? »
    « Nan ça va pas, je sors du poste là. »
    « Ah bon merde. Et ils t’ont fait la totale ? Les photos, les empreintes ? »
    « Ah non, j’leur ai rien donné moi ! »