Assigner et punir : la longue peine de Kamel Daoudi

Après 10 ans d’assignation à résidence et 12 000 pointages à la gendarmerie, Kamel Daoudi ira-t-il en prison pour un retard de 31 minutes ?

Jeudi 4 octobre, une audience surréaliste se tiendra au tribunal correctionnel de Saintes en Charente-Maritime. Kamel Daoudi, assigné à résidence depuis le 25 avril 2008 devra y répondre de la commission de deux infractions : un retard de 50 minutes lors d’un « pointage » à la gendarmerie et une violation de son obligation d’assignation à domicile de 31 minutes. Il encourt 1 an d’emprisonnement pour la première, trois ans pour la seconde. Nous avons eu accès à cette procédure qui mêle le meilleur de Kafka, Michel Foucault et OSS 117. Nous sommes pourtant loin du théâtre de boulevard ou de la comédie satirique puisqu’il s’agit ici, pour les autorités, de réduire à néant la vie d’un homme et de sa famille. Décryptage.

Ce qui reste d’Auschwitz, Giorgio Agamben

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« Vous voulez condamner à mort Battisti, faites-le franchement »

Pour avoir demandé instamment le respect de ses droits en détention, Cesare a brutalement été transféré en Calabre cette semaine, plus loin encore de sa famille et de ses avocats, vers un environnement carcéral à dominante djihadiste. Il nous fait savoir que le climat y est délétère, et que tout sera tenté pour le faire passer pour dangereux.
L’interview de Davide Steccanella, avocat de Cesare, traduisait il y a un mois tout juste, la sensation de négation de son métier dans « cet État de non-droit » face à l’acharnement médiatique et judiciaire obscène réservé à Cesare. A relire à la lumière des derniers évènements.

Pas de recette miracle. Perspectives extra-judiciaires face aux agressions sexuelles

Ce texte a été écrit par les meufs de la Caisse de Solidarité de Lyon (puis validé par l’ensemble du collectif), à la suite de débats qui traversent un grand nombre de collectifs militants depuis de nombreuses années. Sans prétendre apporter des solutions définitives, il vise à alimenter la réflexion sur les alternatives à la justice étatique, y compris la gestion des agressions sexuelles.

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