Bure : La LDH dénonce le harcèlement des opposant·es au projet CIGEO

Jeudi 20 juin 2019, la Ligue des Droits de l’Homme (LDH) a présenté lors d’une conférence de presse son « rapport sur les événements survenus à Bure et sur leur traitement judiciaire ».

« Ayant, en trente années de barreau, eu l’occasion de fréquenter de nombreux palais de justice et de nombreuses salles d’audience, je peux témoigner qu’en dehors des procès mettant en cause des terroristes ou des faits de grand banditisme, je n’avais jamais ressenti, tant aux alentours que dans le palais et dans la salle d’audience, un tel sentiment d’oppression alimentée par la présence surdimensionnée des forces de l’ordre, pour la plupart en tenue d’intervention. »
Jacques Englebert, avocat belge mandaté par la Fédération Internationale des Droits de l’Homme (FIDH) en tant qu’observateur judiciaire des procès qui se sont déroulés les 5 février 2019 du tribunal de Bar-le-Duc. (Rapport complet ici.)

Le rapport est composé d’une analyse de la LDH sur cette question ainsi que du rapport d’un observateur international, Jacques Englebert, qui avait été mandaté par la FIDH pour participer à une mission d’observation judiciaire lors d’une d’audience dédiée à Bure le 5 février 2019 au tribunal de Bar-le-Duc. Il avait ainsi assisté à 5 affaires en l’espace de 7h.

Documents à télécharger :

Le rapport de la LDH dans son intégralité : [PDF]
Le rapport de Jacques Englebert, observateur de la FIDH : [PDF]

Extrait du communiqué du CEDRA visant à résumer le rapport :

« À partir de témoignages de militant-es habitant dans le secteur de Bure, la LDH atteste “que les forces de l’ordre ont reçu des consignes tendant à exercer une surveillance constante sur les opposants au site d’enfouissement” qui a “pour effet de soumettre la population à des contrôles d’identité permanents et répétés, portant atteintes aux libertés individuelles et ne pouvant déboucher que sur des incidents”.

Elle souligne que “la prise d’images quasi-systématique, même en dehors des moments de manifestations, y compris dans l’enceinte du Tribunal comme le rapportent certains témoins, tend à faire peser sur les personnes concernées une menace d’autant plus diffuse que nul ne sait la destination de ces images ni les conditions légales de leur conservation” ; et qu’il en découle “le sentiment d’un ensemble de villages, Bure et ses alentours, soumis à une sorte ‘d’état d’urgence’ permanent”. »


Voir en ligne : Bure : La LDH dénonce le harcèlement des opposant·es au projet CIGEO – Manif’Est


Proposer un complément d'info

modération a priori

Ce forum est modéré a priori : votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par un administrateur du site.

Qui êtes-vous ?
Se connecter
Votre message

Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

Lien hypertexte

(Si votre message se réfère à un article publié sur le Web, ou à une page fournissant plus d’informations, vous pouvez indiquer ci-après le titre de la page et son adresse.)

Ajouter un document

Articles de la même thématique : Luttes territoriales

Résumé d’un arpentage de « Rage de Camp »

L’arpentage est une méthode de lecture collective issue de la culture ouvrière. À la Zad du Carnet, nous avons arpenté ce 30 octobre le livre « Rage de Camp » qui fait un retour d’expérience sur l’organisation d’un campement autogéré, anticapitaliste et anti-autoritaire. Un livre utile pour celleux qui veulent s’organiser sur une Zad !

[Besançon] Le GEEC s’installe aux Vaîtes (Groupe des Epouvantails En Colère)

Ce mardi 17 novembre, jour de l’appel à une deuxième vague d’action contre la réintoxication du monde, l’association Les Jardins des Vaîtes, a appelé jardinièr·es et ami·es des Jardins des Vaîtes à déposer banderoles et épouvantails aux Vaîtes. Une occasion de réaffirmer notre volonté de préserver ce poumon vert en coeur de ville, avec ses jardins, ses zones humides, ses habitant·es humains et non humains.

Articles de la même thématique : Nucléaire

Dixième vigie citoyenne mensuelle concernant le CEA-Valduc

Mardi 17 novembre, les lanceurs d’alerte du « Collectif Bourgogne-Franche-Comté pour l’abolition des armes nucléaires », munis de leurs masques et de leurs attestations de déplacement dérogatoires, ont profité de leurs achats de première nécessité ou de leur activité physique à Dijon pour faire valoir leur cause.