Communiqué d’étudiant·e·s en lutte

Le choix du gouvernement de mener l’offensive sur tous les fronts en même temps est dangereux : il pourrait bien déclencher des élans de solidarité, des alliances, et permettre la fameuse convergence des luttes. Communiqué des étudiant·e·s dijonnais·e·s mobilisé·e·s contre les réformes de l’université... et leur monde ?

Quelques-uns, mandatés par l’AG, reviennent fraîchement de la Coordination Nationale Étudiante de Nanterre, où s’est votée un soutien inconditionnel à tous les habitants et habitantes de la ZAD de Notre-Dame des Landes. Voici le communiqué d’étudiant·e·s en lutte de Dijon, écrit dans l’urgence.

L’offensive du gouvernement s’étend dans toutes les directions, la journée d’aujourd’hui, lundi 9 avril 2018, est à marquer d’une pierre blanche. Les forces répressives ont été déployées : 2500 à la ZAD, 18 camions de CRS envoyés au campus de Nanterre au lendemain de la réunion nationale des étudiants qui entendait lutter contre la libéralisation de l’université ; la police armée de fusil d’assaut exfiltre les bloqueurs à Lille 2 et escorte chaque étudiant allant en partiel.

Le Front Social est attaqué militairement, la ZAD plus encore (cf. les blindés vus sur zone...).
On voit la logique anti-écologique et anti-sociale qui anime le gouvernement d’E. Philippe. La réponse des différents secteurs en lutte ne peut être que coordonnée pour être efficace. C’est pourquoi les étudiants à Nanterre ont appelé à mettre en actes la convergence des luttes : soutien aux comités locaux pour la ZAD, blocage des universités, gratuité des trains pour les personnes voulant rallier NDDL...

La destruction de dizaines de lieux de vie, la différenciation artificielle paysans/militants radicaux, la criminalisation des militants : tout cela est criminel. Les semaines qui viennent vont être chaudes ; fruit d’une lutte d’une décennie, le combat qui se livre à Notre-Dame des Landes doit cristaliser les oppositions au capitalisme sauvage et anti-écologique. Syndicalistes, militants, étudiants, lycéens, salariés précaires. Bref chacun se doit d’être à l’affût de toutes les raisons de s’opposer à la politique de Macron.
La lutte doit s’intensifier, à la zad comme ailleurs. Et maintenant, nous devons faire front.