Jardins de l’Engrenage - les légumes et les arbres sont enracinés, ils ne partiront pas



La décision du tribunal de Dijon a acté l’expulsabilité des terres occupées par les Jardins de l’Engrenage à partir de la date du 20 novembre. La maison n’est pas concernée par cette décision. Malgré les titres réducteurs et racoleurs de la presse locale qui laissent à penser que l’affaire est pliée, les légumes poussent, les jardinier.e.s jardinent et les promeneurs se promènent !


Texte repris de la page facebook des jardins de l’Engrenage :

Les Jardins de l’Engrenage c’est :

  • Un Jardin Collectif de plus de 2000 mètres carrés, productif et choyé par ses usager.e.s régulier.e.s comme ponctuel.le.s, malgré le passage des tractopelles de la mairie le 24 Juillet. On y trouve encore aujourd’hui (merci le réchauffement climatique) des patates, des haricots, des choux-raves, de la mâche, des radis noirs, des épinards, des poireaux et des choux.
  • Un espace de convivialité aménagé par les riverain.e.s, qui prend la forme d’un Parc Public avec des bancs, des tables, une petite buvette, des chaises, des chemins, où il fait bon se promener, se poser, balader son chien ou jouer avec ses enfants.
  • Une petite maison parfaitement viable où résident quelques personnes.
  • Une quinzaine de parcelles de Jardins Familiaux occupés par des voisin.e.s.
  • Un terrain de pétanque grand format damé avec amour qui peut aussi servir pour d’autres activités récréatives.

Ces parcelles appartiennent à la municipalité. Elles appartiennent donc aux habitant.e.s de cette ville. Aucun voisin.e, aucun riverain.e, aucun citoyen.ne de la ville de Dijon ne veut du projet « Garden State » imposé par le haut par Rebsamen et Ghitti, à grand renfort d’arguments mensongers. Personne à Dijon, hormis ceux qui ont des intérêts dans la construction et la spéculation, ne réclame des cages de béton de 8 étages à la place des arbres et des jardins de la ville. La justice et les aménageurs estiment que les poireaux et les épinards doivent rassembler leurs petites feuilles et partir sous peine de périr.
Mais les légumes et les arbres sont enracinés, ils ne partiront pas. S’ils doivent être détruits, ils le seront au nom du profit, sur ordre d’un maire mégalomane représentant à peine 15 % des inscrits sans qu’aucun débat démocratique, aucune forme de consultation n’ait eu lieu auprès des riverain.e.s.

LA LUTTE CONTINUE ! PRENONS EN MAIN NOTRE AVENIR ! PROTÉGEONS LES CULTURES ET LA NATURE !

Pour faire quelque chose de constructif pour les Jardins de l’Engrenage, c’est très simple :

  • Partager et relayer ce texte et les suivants (ou vos propres productions) sur les réseaux sociaux
  • Parler aux maximum de voisins et de gens de ce qu’il se passe aux Jardins et dans cette ville.
  • Passer vous balader aux Jardins ce weekend (c’est permis !), juger par vous même de ce qui a été entrepris et prendre des nouvelles.

Vous pouvez en profiter pour adhérer à l’association des Ami-es des Jardins de l’Engrenage et signer la pétition sur place.

Le 4 novembre c’était le rendu du procès des jardins de l’Engrenage qui autorise l’expulsion des jardins avec le concours de la force publique si besoin à partir de dans 15 jours soit le 20 novembre ;
 
Et voilà comment le BP s’empresse de relayer cette même décision de justice :
 
"Le tribunal a constaté l’occupation sans droit ni titre des terrains situés entre le 45 et le 65 avenue de Langres et ordonné leur expulsion dans un délai de quinze jours si besoin avec le concours de la force publique.
 
Le tribunal s’est toutefois déclaré incompétent pour ce qui concerne l’occupation de la petite maison."

(Source Le Bien Public)



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