En Bourgogne Franche-Comté, les fonctionnaires de l’environnement vont devoir faire un travail de RG

Le site d’information local infos-dijon.com nous apprenait la semaine dernière que la Gendarmerie de Bourgogne Franche-Comté et l’ONCFS viennent de signer une convention « visant à échanger leurs informations afin d’améliorer les renseignements par le partage d’informations ».

Concrètement, cette convention fait des agents de l’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage - police de l’environnement, gardes chasse, etc. - des agents auxiliaires du renseignement territorial. Sur la région dans son ensemble, cela représente entre 80 et 90 agents.

Si cette convention peut surprendre, elle ne fait pourtant qu’entérinner un état de fait. "Il ne sera pas difficile de faire vivre la convention car nous étions déjà en contact, mais ce sera plus cadré" explique ainsi Yves Laplacette, délégué régional de l’ONCFS.
Elle s’inscrit par ailleurs dans une tendance générale à recruter des supplétifs aux forces de l’ordre parmi la population. En témoigne la déclaration de Gérard Collomb selon laquelle "des vigiles pourraient demain remplacer des policiers et des gendarmes", ou encore la mise en place d’une brigade de "chasseurs vigilants" chargés de "surveiller les campagnes et de signaler à la maréchaussée tout fait anormal, via un canal de communication privilégié", dans l’Oise.
Plus proche de nous, cela ne manque pas d’évoquer le conflit en cours à l’Association Grand Dijon Médiation. Pour rappel, ce conflit social a pour origine la découverte par les médiateurs de l’association que les fiches qu’il leur est demandé de rédiger atterissent dans les bureaux de la Préfecture et ont déjà été utilisées pour des affaires de justice.

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Les sociétés postmodernes développées sont devenues extrêmement complexes et, par conséquent, très fragiles. Pour prévenir leur effondrement en cas de « panne », elles doivent impréativement se décentraliser (le salut vient des marges et non des institutions). [...] Il est impératif de s’appuyer sur les forces locales (milices d’autodéfense, groupes paramilitaites, sociétés militaires privées), d’abord, d’un point de vue pratique en raison de leur connaissance du milieu et des populations, ensuite, parce que c’est de la part de l’État une marque de confiance qui fédère les différentes initiatives et les renforce, enfin et surtout, parce qu’elles sont plus aptes à trouver des solutions à la fois appropriées et originales (non conventionnelles) à des situations délicates. En d’autres termes, la réponse apportée par la guerre non conventionnelle doit être avant tout citoyenne et paramilitaire, plutôt que policière et militaire. [...] Pour faire court, à une interaction local-global, il faut pouvoir répondre par une autre interaction du même type prenant appui non pas sur l’appareil étatique (diplomatie, armée), mais bel et bien sur l’élément local par excellence - le citoyen. (Bernard Wicht, Vers l’ordre oblique : la contre-guérilla à l’heure de l’infoguerre)
On regarde un peu autrement, après avoir lu cela, le rôle des milices de balayeurs-citoyens et des appels à la délation après les émeutes de 2011 en Angleterre, ou l’introduction - puis l’élimination opportune lorsque « le pitbull fut devenu trop gros » - des fascistes d’Aube dorée dans le jeu politique grec". Pour ne rien dire de l’armement récent par l’État fédéral mexicain de milices citoyennes dans le Michoacàn

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(Comité invisible, À nos amis)



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