Un blessé grave à Notre-Dame-des-Landes

Une personne a été gravement blessée par une grenade tirée par des gendarmes mobiles, ce mardi 23 mai, vers midi, à la ZAD de Notre-Dame-des-Landes

Comme beaucoup de personnes le redoutaient depuis le début des expulsions à la ZAD de Notre-Dame-des-Landes, une personne a été grièvement blessée ce midi par une grenade GLI F4 lancée par des gendarmes mobiles. D’après les gendarmes, l’homme de 21 ans a été blessé à la main vers midi près de la Chateigne en ramassant une grenade assourdissante. Cette version est formellement démentie par les occupant·e·s, qui expliquent que le groupe était entrain de fuir en courant.
Le blessé a ensuité été trainé au sol par les gendarmes, laissant les camarades du blessé sans nouvelles pendant plusieurs heures. En fin d’après-midi, nous apprenons que le jeune homme a dut se faire amputer de la main droite.

Autopsie de la grenade « assourdissante » GLI F4

Au cours de la manifestation contre l’enfouissement des déchets nucléaires à Bure, des affrontements ont éclatés entre opposantEs au projet Cigéo et gendarmes sur les champs entourrant la commune de Saudron (Meuse). Peu avant la fin des hostilités, les gendarmes ont fait un usage intensif des grenades GLI F4, dite « grenades assourdissantes », occasionnant plusieurs blesséEs grave, dont l’un risque aujourd’hui une amputation des orteils.

Communiqué de l’équipe médic et du groupe de soignant·es de la zad

Aux alentours de midi ce matin, une personne aurait été blessée gravement suite à une charge impliquant des tirs venant de la gendarmerie. La présence policière nous ayant empêché de porter secoursà cette personne, nous ignorons ce qu’elle est devenue et la nature exacte de ses blessures. Depuis plusieurs semaines, nous alertons de la dangerosité avec laquelle sont utilisées les armes de la police. Nous déplorons la situation dramatique d’aujourd’hui mais n’en sommes pas surpris. Nous avons déjà dû prendre en charge plus de 300 blessés lors de ces dernières semaines suite, entre autre, à des tirs de grenades GLI-F4, grenades de désencerclements et flah-balls. Nous réaffirmons que ce que le gouvernement met en oeuvre pour réprimer la zad est susceptible chaque jour de provoquer un mort, tout cela pour continuer à détruire des maisons et lieux de vie. Nous aimerions pouvoir dire que toute la lumière sera faite sur cette affaire mais, le classement sans suite de toutes les plaintes déposées suites aux violences policières du printemps 2016 à Nantes montre bien qu’il n’y a pas de justice à attendre pour ces victimes. La situation d’aujourd’hui repose plus que jamais la question suivante : jusqu’où l’Etat est-il prêt à aller pour combattre les formes de vie collectives qui ne rentrent pas dans leurs cases ? Il faut que le dispositif policier se retire enfin de la zad et cesse ses attaques.


P.-S.

Plus d’infos sur le site de la ZAD