Appel à soutenir un paysan face au harcèlement et abus de pouvoir de l’administration

Cité à comparaitre devant le tribunal correctionnel de Dijon sur requête de la Direction Départementale de la Protection des Populations (DDPP) et selon les instructions du vice-procureur, Michel ne sera pas seul.

En mai 2017, Jérôme Laronze refusait de collaborer avec la DDPP au rapt de son troupeau.
Il a été abattu par un gendarme 11 jours plus tard. Quelques semaines auparavant, Michel, lui, s’était résigné et avait dû accepter de collaborer à la saisie de son troupeau...

Alors que cette opération des services de l’État en Côte d’Or fut célébrée pour vanter les mérites de ces agents, qui contrairement à leurs voisins de Saône et Loire, auraient « réussi », l’éleveur, encore en vie, est trainé en justice. La violence n’a pas cessé.

La DDPP voudrait le voir condamné.
L’élimination de ce paysan serait-elle programmée ?
La responsabilité de l’administration dans l’ethnocide des paysans niée ?

« Chacune de vos interventions a conduit à une restriction de mes droits et revenus et à un affaiblissement de mon exploitation, compromettant ainsi tout espoir d’amélioration de ma situation et volonté de reprise en main de celle-ci. »

Ces mots de Jérôme Laronze, adressés aux services vétérinaires de la DDPP par courrier en date du 16 juillet 2016 - soit un an avant d’être tué - pourraient être aujourd’hui ceux de Michel.

Alors que la saisie du cheptel bovins et ovins de Michel a été ordonnée et réalisée les 2 et 3 mars 2017 par la DDPP sur ordre du Préfet, conformément à une organisation, une planification, une vaste collaboration – notamment avec l’OABA - de ceux dont la suprématie et l’impunité sont totales, de même que la violence, Michel a brisé le silence et témoigné de l’intelligence et de l’extra-lucidité de son ami Jérôme.

Ce procès prouve aujourd’hui la clairvoyance et l’importance du combat de Jérôme Laronze.

Car alors que Michel s’est conformé et a respecté toutes les injonctions de l’État lui imposant ses conditions à la poursuite de son activité d’éleveur en attendant le jugement, l’administration n’a pas cessé de l’intimider et de le harceler, et ce, au mépris des conséquences sur sa santé et sur le « bien-être » de ses proches...

L’absurdité des demandes, des contradictions, des menaces et autres interventions de la DDPP a impunément perduré... La volonté de la DD(CS)PP d’anéantir cette ferme n’est plus à démontrer.

Face à ce harcèlement administratif, subit depuis des années,
Face à ces aberations, ces injonctions contradictoires, ces abus de pouvoir de la part d’agents de l’État,
Face au non-respect des droits et des libertés,
Nous refusons de laisser l’administration éliminer un ami de Jérôme, lui aussi paysan, qui est né et à grandi sur la ferme parentale. Depuis ses 12 ans, Michel oeuvre au quotidien dans le respect des animaux et de la terre qui nous nourrit.
Alors que Lactalis & co. tuent, les services de l’État empoisonnent les citoyens et exterminent les paysans.
Désormais, nous erradiquons le mépris et la violence, et nous armons contre la perversion.

Pour défendre la terre et ceux qui la travaillent, qui œuvrent au quotidien dans le respect de la vie :

SOYONS NOMBREUX AU TRIBUNAL DE DIJON,
LE 27 SEPTEMBRE 2018 A 8H30
13 Boulevard Georges Clemenceau, 21000 Dijon

Signé : la DDPP (Direction de la Défense des Paysan·nes contre la Perversion) et ses soutiens