[Après la Boom] Au fait, c’est quoi l’espace Activités des Tanneries ?

700 personnes se sont déhanchées jusqu’à 4h du matin samedi soir aux Tanneries, alors que la « Boom » fêtait son grand retour. Les bénéfices vont aller à la partie Activités de l’Espace autogéré.

L’Espace Autogéré des Tanneries, c’est une longue et folle histoire, faite de bricolages, de luttes, de rapport de force, de milliards de discussions, et... de dizaines de booms.

Le principe est simple : on adore danser mais on déteste les boîtes de nuit !

Alors au fil des années, la boom est devenue une institution : on se déguise comme on peut, on sort les paillettes, la boule à facette et les fringues 80’s, plusieurs personnes préparent une bonne play-liste qui alterne entre des pépites DIY ou underground et nos tubes préférés, on essaie de créer des pistes de danse où la drague n’est pas omniprésente et où tout le monde peut se lâcher, et on danse ’til the end of the night.
Samedi soir, c’était plutôt réussi !

Mais pour ne rien se cacher, la boom c’est aussi une bonne manière de soutenir financièrement l’Espace autogéré des Tanneries, avec le prix libre que chacun·e donne à l’entrée et les bénéfices du bar.
En l’occurence, les bénéfices de la soirée de samedi soir vont soutenir la partie « Activité » des Tanneries.

Les « Activités » des Tanneries

Si beaucoup de monde à Dijon est déjà entré dans la salle de concert des Tanneries, il n’est pas rare de rencontrer des personnes qui ignorent tout de la partie Activité.
Elle est située à côté de la salle de concert, et elle est ouverte à différents moments de la semaine.
C’est un lieu d’organisation et d’élaboration politique, qui s’auto-organise loin des subventions, des pressions et des circuits institutionnels.
On y trouve une cuisine, une bibliothèque, un cinéma, une salle pour les enfants, une salle informatique, une salle d’archive,...
Le lieu est ouvert à toutes et tous à différents moments de la semaine, annoncé dans un programme que vous pouvez trouver sur dijoncter dans la chronique « Les Tanneries disent », mais aussi dans différents bars et commerces de Dijon. Habituellement, une présentation/discussion a lieu tous les mercredi à 18h, sur des sujets de lutte très différents les uns des autres, suivie d’un repas et d’une projection.
On a pu y débattre de la lutte armée au Kurdistan avec des combattants kurde, de la répression des travailleuses du sexe avec le STRASS, de l’histoire de la critique des technologies avec François Jarrige, des luttes féministes dans l’Italie des 70’s,...

Des collectifs militants sont également accueillis dans cet espace lors d’évenement particuliers ou lorsqu’ils ont besoin de se réunir pour s’organiser. Comme les Faucheurs Volontaires, ou le collectif Queer des Beaux-arts de Dijon.

Bien que tout le monde donne de son temps gratuitement, et que le plus de chose possible se bricolent, se récupèrent, s’inventent ; ce lieu a quand même des frais de fonctionnement liés à l’eau, à l’électricité et au chauffage.
D’autant plus que depuis début juillet, la partie activités accueille 80 exilés qui se sont fait expulser du squat XXL début juillet, puis une deuxième fois - dans la plus totale illégalité - de leur nouveau logement rue de Stalingrad.

Pour s’organiser, les personnes qui tiennent à cet espace se réunissent tous les troisièmes mercredi de chaque mois. L’assemblée est ouverte à toutes celles et ceux qui veulent proposer une activité.

Photos Archives des Tanneries :