Les gendarmes ont mis le feu à des tentes de sans-abris en parallèle des charges sur la Pitié-Salpêtrière

Rapide témoignage d’une scène vue pendant la charge qui a amené « l’intrusion » dans l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière.

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Les gendarmes ont mis le feu à des tentes de sans-abris en parallèle des charges sur la Pitié-Salpêtrière

Rapide témoignage d’une scène vue pendant la charge qui a amené « l’intrusion » dans l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière.

À partir de 16h, les flics ont décidé d’arroser et de faire refluer la foule compacte sur le boulevard de l’Hôpital.

16h06 : Le cortège est très dense, on distingue au loin le canon à eau tourné vers la Place d’Italie, la ligne de CRS est au niveau des personnes aux casquettes orange et des bras levés.

16h27 : Après une première charge, les CRS continuent de descendre, à coup de lacrymo et de canon à eau, arrosant toute la largeur du boulevard.

16h35 : Les flics continuent de balancer leurs grenades.
Derrière l’épais nuage, à gauche, c’est l’entrée de l’hôpital sur lequel ils viennent de tirer plusieurs grenades.

À force de charger et de faire redescendre le cortège vers le croisement entre le boulevard de l’Hôpital et le boulevard Saint-Marcel, il n’y a plus eu assez de place pour tout le monde : le reste de la manifestation occupe déjà tout le boulevard Saint-Marcel et continue d’avancer. Les manifestant·e·s ont donc dû forcer un passage au niveau de la ligne de cars de gendarmes mobiles qui bloquent le passage au croisement. Plusieurs milliers de personnes réussissent à s’échapper par là et se retrouvent de l’autre côté de la ligne de gendarmes, témoins de la répression qui continue à s’abattre sur le reste du cortège.

Une fois le cortège repoussé entièrement sur le boulevard Saint-Marcel, les GM se retournent vers nous et commencent à tirer des grenades lacrymogènes et de désencerclement, évidemment sans sommation. Alors que nous reculons, ils continuent à tirer grenade sur grenade. Deux camions de pompier qui voulaient passer pour intervenir et secourir des victimes, malgré leurs sirènes, sont également pris pour cibles et doivent faire demi-tour devant la violence de la pluie de grenades qui s’abat sur eux.

17h25 : Les pompiers forcés de faire demi-tour

Voulant à tout prix disperser les manifestant·e·s, les GM tirent dans tous les sens, et plusieurs de leurs palets atterrissent sur les tentes des sans-abris qui se trouvent là. Deux d’entre elles commencent à se remplir de gaz et à s’enflammer. Des manifestant·e·s interviennent rapidement pour en extirper leurs habitant·e·s et éteindre le départ de feu.

17h25 : Un manifestant non-protégé se précipite pour renvoyer les palets de lacrymo qui pleuvent sur les camions de pompiers

Mais les GM continuant à tirer et à charger (la visibilité étant nulle du fait du gaz, nous ne pouvons en être sûrs, mais il est probable qu’ils sont aidés à ce moment-là par des bacqueux), nous partons en manif sauvage, en criant « Tout le monde déteste la police ! » En traversant le pont d’Austerlitz, occupé par des voltigeurs, ce cri se transforme en « Malik Oussekine, on n’oublie pas, on pardonne pas ! »



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