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[En images] Manifestation du 1er avril : la fuite en avant autoritaire continue



Samedi 1er avril, une manifestation contre la réforme des retraites était appelée par plusieurs syndicats. À l’image de son ministre de tutelle, la préfecture a une nouvelle fois attesté de la fuite en avant autoritaire de l’État macronien.

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Après quelques discours syndicaux, la manifestation s’élance vers le boulevard de la Trémouille, syndicats en tête. À peine 100 mètres plus loin un barrage de flics se met en travers du chemin et lance des sommations de dispersions. Un groupe équipé de parapluie se met en avant pour protéger le cortège, qui est tout de même rapidement gazé, ainsi que les rues alentours où les manifestant·es s’étaient réfugié·es pour échapper aux gaz.

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Le cortège se replie sur la place de la République. Une délégation intersyndicale se forme pour aller demander des comptes aux flics : la manif n’est certes pas déclarée en préfecture, mais elle n’est pas non plus interdite, il n’y a donc aucune raison légale pour qu’elle soir empêchée et gazée.
Pour rappel, le rassemblement de jeudi soir contre la répression syndicale a lui aussi été illégalement empêché de se réunir devant la préfecture, alors même que rien ne l’interdisait légalement. Les flics eux mêmes l’ont reconnu : « c’est illégal mais c’est les ordres ».
Revenons à la manifestation de samedi : sur place la délégation est accueillie par un flic, main sur la goupille d’une grenade, et un mutisme total. Elle n’aura pour seule réponse que de nouvelles sommations de dispersion. On décide de se disperser et de se retrouver place du Bareuzai.

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L’annonce de ce nouveau rassemblement ayant été faite au mégaphone, à Bareuzai les flics sont déjà là en nombre. Un petit rassemblement a lieu malgré tout, sans drapeaux, banderoles, ni même slogans.

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Les deux dernières manifestations dijonnaises montrent qu’on est arrivé au bout de l’opposition légalité-légitimité. La loi n’étant plus suffisante pour assurer l’ordre, l’état s’en libère, montrant là son rôle profond : celui de protecteur du capitalisme et des classes possédantes.
Les quelques concessions libérales obtenues par les luttes du passé n’ont été tolérées dans la loi que parce qu’elles ne gênaient qu’à la marge le bon fonctionnement du capitalisme. Mais face à la conjonction des crises économiques, écologiques, politiques, sanitaires, etc. on assiste depuis quelques années à une radicalisation du pouvoir, qui voit bien monter les colères multiples et qui est prêt à défendre jusqu’au bout, c’est à dire jusqu’à sa mort ou la notre, l’ordre capitaliste.
Aujourd’hui la menace sur les « libertés publiques » vient moins de la prise du ministère de l’intérieur par les fascistes que de la prise du pouvoir par le ministère de l’intérieur.
Le capitalisme c’est la mort, et il n’y a pas d’anticapitalisme légal.
Notre seule espoir est dans le renforcement de nos luttes.
À jeudi...

Quelques manifestant·es


Communiqué FSUFO – Solidaires – CGT – Samedi 1er avril 2023
L’intersyndicale FSUFO – Solidaires – CGT appelait à se rassembler place de République à Dijon ce samedi 1er avril 2023.
A la suite des prises de paroles, le cortège d’environ 400 personnes s’est dirigé pacifiquement et dans le calme vers la place Darcy par le boulevard de la Trémouille. A peine le cortège avait fait 100 mètres que la Police Nationale a émis des sommations à la dispersion. Les manifestants ont été la cible de gaz lacrymogènes et de grenades de désencerclement.
Nous, syndicats et manifestants, nous nous sommes repliés vers la place de la République.
Nous avons décidé collectivement d’envoyer une délégation syndicale auprès des forces de Police afin de leur demander de nous produire l’arrêté préfectoral d’interdiction de manifestation.
Nous dénonçons le mépris et l’ignorance à l’égard de la délégation syndicale dont a fait preuve la Police Nationale en apportant pour seule réponse après 5 minutes de tentative d’échange à nos questions, une sommation en règle nous demandant de nous disperser séance tenante.
Le dialogue est la base de la démocratie et de l’État de droit dans notre République. Par cet évènement, une nouvelle fois, la démocratie sociale n’a pas été respectée.
Nous appelons l’ensemble des salariés, des privés d’emplois, des retraités et des jeunes à poursuivre leurs engagements dans les grèves en cours, à venir amplifier les mobilisations afin de lutter ensemble jusqu’à la victoire.
Nous appelons l’ensemble de la population à faire grève et à manifester le jeudi 6 avril 2023 à 14h place de la Libération à Dijon.

Non à la répression, non à la retraite à 64 ans !



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