Non au béton là où coule le Suzon !



Un espace naturel et de fraîcheur de 3 hectares est menacé de destruction à Dijon ! Assez de béton ! On étouffe ! Disons STOP à la Mairie !

“Plus de vélos, moins de béton”, aurait pu être le slogan du dimanche 4 septembre : le Vélotour est opportunément passé le long d’un vaste espace naturel qu’un collectif tente de préserver de la bétonisation au nord de Dijon. Les militants de “Sauvons les berges du Suzon” ont saisi l’occasion pour informer les 5 000 cyclistes du Vélotour et leur proposer de signer la pétition demandant au Maire de renoncer à la destruction de cet espace naturel. 700 cyclistes se sont arrêtés pour la signer, et des échanges de qualité ont eu lieu avec les personnes qui apprécient les berges et la plaine du Suzon comme espace de fraîcheur. Avec la pétition en ligne lancée en même temps, plus de 1000 personnes ont soutenu la demande du collectif durant cette première journée d’action.

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Rappel des faits

Lors de sa réunion du 27 juin 2022, le Conseil municipal de Dijon a décidé de vendre cet espace naturel aux promoteurs 4S Immo et Groupe Edouard Denis (filiale de Nexity) pour un projet, nommé « Venise 2 », consommateur d’un total de 3 hectares de terrain. La construction de 37 logements collectifs et de 48 maisons, comprenant un mini espace vert, met en péril les dernières parcelles de nature et de fraîcheur du nord de Dijon.

Une biodiversité exceptionnelle en ville

Situés près du Jardin Japonnais, entre Fontaine-les-Dijon et le Suzon, ces 3 hectares de vergers, friches et jardins sont très appréciés des riverains et des Dijonnais.Véritable poumon vert du quartier et de la ville, cet espace naturel est le lieu de vie ou de passage de nombreuses espèces végétales et animales, qui profitent des grands arbres, des prairies et de l’humidité.

Des inventaires naturalistes réalisés bénévolement depuis 2012 montrent que c’est une réserve exceptionnelle de BIODIVERSITÉ en ville, située en partie en zone inondable.
Ce rare coin de paradis en ville comprend un espace boisé avec des arbres centenaires, une ripisylve à saules, d’anciens vergers (noyers, cerisiers, pruniers), des taillis, des potagers en activité et une belle prairie arborée, avec des orchidées.
58 espèces de papillons sont présentes, dont 7 espèces "quasi-menacées" ou "en danger" figurant sur la liste rouge des papillons de Bourgogne Franche-Comté. Y vivent également de nombreuses autres espèces d’animaux, dont plusieurs sont protégées : insectes, oiseaux, amphibiens, hérissons, chauve-souris ...

Un îlot naturel de fraîcheur

La combinaison de cette importante surface végétale avec arbres, jardins, friches et le Suzon qui borde le terrain apporte aux humains et animaux la fraîcheur qui leur est et leur sera toujours plus nécessaire.
En cet été caniculaire, des relevés de température réalisés par des riverains ont montré de très forts écarts de température entre le bord du terrain et son cœur : l’îlot de fraîcheur est réel, avec 5 degrés de moins, merci les arbres !
Ce sont bel et bien des services éco-systémiques que la nature rend gratuitement ... lorsqu’elle est gardée intacte !

Et la démocratie municipale ?

Ni les Dijonnais, ni les riverains directs du terrain n’ont été consultés avant la décision de vente de ce bien commun.
Ces terrains font certes partie d’un site de projet du Plan Local d’Urbanisme intercommunal – Habitat et Déplacements (PLUi-HD) approuvé le 19 décembre 2019. Mais vu l’indifférence totale du maire face aux nombreuses remarques étayées émises lors des enquêtes publiques par la population, cette procédure est totalement disqualifiée pour la prise en compte de l’expression populaire et des besoins des citoyens.
Alors que Dijon s’affiche comme ville pionnière de la démocratie locale avec sa nouvelle « Charte de la participation citoyenne », aucune information de la population n’a été effectuée en amont de cette décision, contrairement aux Agoras citoyennes tant vantées.

Malgré leurs discours écologiques qui ont jalonné les médias locaux cet été, la logique de M. Rebsamen et ses amis consiste à urbaniser et bétonner toutes les terres et parcelles de nature encore disponibles, quoi qu’il en coûte pour le bien-être et la santé des citoyens, la biodiversité et le changement climatique que la construction à tout-va contribue à aggraver.

Or les décisions prises en 2022 impacteront la vie des citoyens et l’habitabilité de la ville pour les dizaines d’années à venir.
Dijon Métropole doit arrêter dès aujourd’hui toute nouvelle urbanisation consommatrice d’espace naturel ou agricole à Dijon et dans l’agglomération dijonnaise. Dijon n’a d’ailleurs pas encore pris d’engagement « zéro artificialisation nette » dans ses objectifs. Elle doit le faire de toute urgence.

Pour signer la pétition : https://www.change.org/p/sauvons-les-berges-du-suzon

Pour s’informer et rejoindre le collectif : alerte-beton@riseup.net

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