Non, l’Engrenage n’est pas expulsé pour créer « un parc arboré et des jardins familiaux »


Jardins de l’Engrenage

Ghitti Immobilier et François Rebsamen se cachent derrière la création de jardins familiaux et d’un parc arboré pour expulser l’Engrenage. Un mensonge de plus...

Lorsqu’il a été sommé de répondre du saccage des jardins de l’Engrenage, Rebsamen s’est justifié en mettant en avant le fait que le projet de Garden State - le nom pompeux du projet immobilier qui exige la bétonisation de ces terres - est un projet qui répondra aux aspirations de verdure des habitant·es du quartier.

Interviewé par le Bien Public [1], il a déclaré « Très rapidement, à la suite de cette évacuation, l’aménagement du parc arboré et des jardins familiaux souhaité par les habitants va être engagé. »

C’est un de ses arguments phares depuis le début de la lutte à l’Engrenage : expulser les jardinier·es pour créer des jardins familiaux.
L’argument est osé, quand on sait que plus de 40 camions bennes ont pillé toute la terre végétale des jardins dans la journée de mardi.

En réalité, cette terre n’est pas nécessaire aux jardins familiaux prévus dans le projet de Garden State puisque... Aucun jardin ne sera créé.

Sur la présentation du projet disponible sur le site du projet Garden State, on peut facilement comparer la situation actuelle avec l’aménagement prévu.

Sur la carte présentant la situation actuelle, on reconnaît l’Engrenage en bas à droite, grâce à son tilleul central - abattu il y a quelques jours... - et la maison encore occupée. Elle est grotesquement qualifiée de « terre végétale sur remblai ».

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Sur la carte du projet Garden State, on voit très clairement que les jardins de l’Engrenage sont détruits au profit d’immeuble. Les jardins familliaux dont se flattent Rebsamen sont en réalité les jardins qui existent déjà actuellement - que le projet se flatte de « conserver ».

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Quant au « parc arboré », il s’agit de la bande de terre derrière les jardins de l’Engrenage.
Sur la carte actuelle, cette bande de terre est spécialement dépréciée en utilisant des termes comme « ancien terrain industriel », « bosquet de ronces » et « parking sauvage détritus ».
En réalité, l’occupation des jardins de l’Engrenage avait déjà transformé cet espace en un lieu de promenade et de rencontre possible.

Les jardins familliaux existent déjà. Le parc aussi.

Et à la place des jardins de l’Engrenage... du béton.

À moins que la résistance des jours à venir ne cesse d’augmenter !



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