Récit du 14 janvier à Chalon-sur-Saône

Nous étions peu nombreux en ce 41e jour de lutte à Chalon. Ne nous posons pas la question du pourquoi ni ne divulguons cette information car il ne faut pas désespérer Billancourt comme disait un révolutionnaire de salon pour le lumpenprolétariat. Ce compte-rendu doit donc rester ultra-secret sans quoi Macron et son monde vont encore gagner.

Avec ce nombre restreint, nous avons tout de même réussi une action inspirée par Marx, mais Groucho.

A 15h30, après s’être un peu assis et reposé à l’ombre de l’ancien toboggan, les manifestants ont envahi les voies de la gare de Chalon, dans l’intention semble-t-il de bloquer le train de 16h10 pour Montchanin. Le vent s’est levé, faisant rouler des buissons d’amarante sur les quais désertés par les voyageurs pris en otage.

A 16h08, quelqu’un a collé son oreille sur le rail et dit : le train arrive dans 2 minutes. A cet instant une consigne nous a été donnée par 2 représentants syndicaux de nous replier et de rentrer à la base, transformant cette action de blocage en nouveau manifeste du surréalisme.

Beaucoup discuteront certainement longtemps de l’efficacité de cette tactique, mais la feinte de blocage n’avait jusqu’à présent pas été tentée, et l’histoire retiendra que cette innovation subversive a été faite à Chalon, le 14 janvier 2020.



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