Acte 1 - 27 mars - Lutter contre l’artificialisation des terres et défendre les outils garantissant le droit au travail des paysans.nes

Pour rappel l’acte 1 des soulevements de la terre débutera à Besançon ce 27 mars à 11h pour une journée de défense des terres des Vaîtes, jardins populaires et zone humide, à l’intense bouillonnement social et biologique mais toujours menacés par un projet d’urbanisation. A cette occasion la confédération paysanne vient de publier un communiqué appelant à se soulever contre « contre l’artificialisation des terres et pour défendre les outils garantissant le droit au travail des paysans.nes ».

« Placer la lutte contre l’artificialisation au cœur de l’aménagement du territoire » : c’est un des objectifs du projet de loi Climat qui, en l’état, ne propose rien de concluant pour y parvenir. Or, sur le terrain, les projets d’artificialisation des sols pullulent en France.
C’est pourquoi la Confédération paysanne, partenaire de la campagne « Les Soulèvements de la terre », participera à son lancement ce samedi 27 mars aux Vaîtes à Besançon [1]. Le premier volet de cette campagne, consacré à l’artificialisation des terres, nous permettra de mettre en avant la question primordiale de la sécurisation de l’accès au foncier agricole.

L’artificialisation menace les terres nourricières de deux manières : directement car des terres artificialisées sont perdues à jamais. La compensation n’est qu’un leurre car la « renaturation » ne fonctionne pas. Compenser : c’est juste blanchir des activités destructrices par de l’argent. Indirectement, la pression à l’artificialisation encourage la spéculation foncière sur les zones à fortes demandes (proximité des villes, zones littorales) et précarise les paysan-nes installé-e-s sur ces terres, considérées au final comme une réserve foncière pour l’extension des villes.
Les terres agricoles, naturelles et forestières doivent être protégées. Nous revendiquons le zéro artificialisation. En même temps, il faut aussi combattre pour défendre l’accès à la terre des paysans. Et garantir une pérennité de ce droit au travail paysan : aux Vaîtes, deux paysannes doivent obtenir ce droit pour sortir de la précarité.

Notre pays a besoin de produire son alimentation, d’avoir des paysannes et paysans nombreux et donc des terres productives. Préservons nos terres nourricières de la main du béton. Tandis que les outils publics de gestion des terres agricoles doivent être renforcés et réinventés pour permettre l’installation de futurs paysans. L’enjeu est social, l’enjeu est écologique ! La Terre, en commun ! Ainsi, nous nous soulevons !

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