Sale temps pour les capitalistes : Rabasse.info rejoint le réseau Mutu pour relayer les luttes de Franche-Comté !

Brèves



Petit florilège de brèves.

Répression « juste et exemplaire »

Dans l’agglomération, une femme de 27 ans, mère de trois enfants, qui avait tenté de voler pour 52,60 € de bouffe dans un supermarché a été condamnée à un mois de prison ferme fin janvier. Il faut dire qu’elle était en « récidive légale »...

« Violences urbaines » 2006, un bon millésime

Dans un article intitulé « Plus de violence, moins de respect », le Bien Public fait le bilan de l‘année 2006 en ce qui concerne les « violences urbaines ». Et là on se rend compte qu’elles ne sont pas si « gratuites » qu’on veut bien le dire d’habitude : agressions contre « les institutions de la République et ceux qui les représentent » (commissariat, écoles, patrouilles de police, élus, juges...) , « saccage » du centre-ville pendant la coupe du monde, jet de molotov contre une église, etc.

Feux d’artifice anti-carcéral devant la prison de Dijon pour la nouvelle année

Juste avant minuit, le soir du 31 décembre, un feu d’artifice a éclaté face à la prison de Dijon, une banderole de 20 mètres « Bonne année les prisonniers ! » a été déployée, visible depuis trois étages de la prison. L’idée était de faire passer un message de solidarité et de sortir un moment au moins les engeôlés de la république des mourroirs français et de l’indifférence de l’extérieur en ce soir de grande débauche consommatrice. Il y a eu divers échanges avec les prisonniers, des gueulantes dans les deux sens pour passer la distance, des cris, des bouts de trucs enflammés à l’intérieur des cellules. Comme chaque année, le même type d’actions a eut lieu dans diverses autres villes françaises et européennes.

Oaxaca : Die-in bruyant et éclaboussant pendant le son et lumiere à Dijon

À 17h mercredi 20 décembre une nouvelle action de soutien aux luttes populaires et contre la répression à Oaxaca a eu lieu à Dijon. Oaxaca est un Etat du Mexique où une révolte populaire, qui avait chassé le gouvernement depuis plusieurs mois, a été réprimée dans le sang (cf blabla #1). Il y a d’abord eu un rassemblement devant le consulat du Mexique, où ont déjà eu lieu depuis août une occupation mouvementée, un repeignage à l’huile de vidange, plusieurs tags, ainsi qu’un autre rassemblement.

Puis à 18h une quarantaine de personnes, parties en manif du consulat, se sont immiscées sur la place de la Libération bondée, au milieu du marché de noël et juste avant le commencement du grand son et lumière de noël projeté sur la Mairie. Une dizaine de personnes couvertes d’habits ensanglantés se sont alors allongées au milieu de la place sur un drap noir, des litres de faux sang ont été répandus sur la place, tandis que des fumigènes lumineux éclairaient une banderole « Solidarité avec Oaxaca » en arrière fond. Au même moment, de la musique populaire en provenance des résistant-e-s de Oaxaca était diffusée sur une sono et des tracts explicatifs avec une chronologie des évènements et un point sur la situation actuelle étaient donnés aux badauds. Le tout, bien que très « symbolique », fut plutôt réussi en terme de visibilité-choc et donc comme moyen de sortir au moins quelques minutes les gens de la simple consommation et d’attirer l’attention sur la situation à Oaxaca. Il était par ailleurs bien agréable de perturber un peu le divertissant spectacle offert par la municipalité. Au bout d’une petite demi-heure et alors que la police commençait à s’échauffer, ce qui est toujours un peu plus compliqué pour eux en plein Noël, face aux « petits enfants » et aux "personnes âgées", nous sommes reparti·e·s groupé·e·s vers d’autres horizons.

A noter que le procès des personnes inculpées pour « violence, vol et séquestration » lors de l’occupation du consulat du Mexique du 1 septembre 2006 a été reporté au 12 juin. Des évènements de soutien et d’informations devraient avoir lieu à ce moment-là. Vous pouvez contacter si vous êtes intéressé-e-s pour vous joindre à ces initiatives : solidijonoaxaca@no-log.org

Longvic en force, 21600 représente

La ville de Longvic est particulièrement concernée par des feux de voitures ou de poubelles, mais aussi par le harcèlement contre la députée-maire Claude Darciaux : permanence vandalisée le 14 décembre, puis attaque de la mairie à la voiture bélier une semaine plus tard. Le vendredi 26 janvier dernier, le véhicule de la députée-maire subit une tentative d’incendie. Dans le courant de la semaine, le conseil municipal avait voté une motion de soutien à la police nationale, pour saluer le « courage » des policiers et demander une répression « juste et exemplaire »... Le 31, les flics arrêtent huit personnes (dont 4 mineurs), qui seraient soi-disant responsables de la « violence urbaine » à Longvic, et en appellent « à la citoyenneté et la contribution de chacun » pour trouver des « témoignages » : balances en tout genre, à vos téléphones... Reste à savoir si mettre une demi-douzaine de personnes sous les verrous suffira à stopper la propagation de l’incendie...

Sur le front de l’ortie

En réponse à l’appel à actions sur le front de l’ortie (cf. blabla #1), nous avons répertorié différentes initiatives contre la commercialisation des savoirs et des plantes, contre la criminalisation de celles et ceux qui en promeuvent un usage autonomisant et gratuit. A Dijon, dans la nuit du 19 décembre, du purin d’ortie bien puant s’est immiscé à l’intérieur de la permanence du député UMP Nudant, qui avait voté la criminalisation de ces produits, ruinant moquettes et rideaux. Quelques extra-litres de purin ont été versés devant la permanence pour embaumer le trottoir où l’on pouvait lire un graffiti « l’UMP réprime. L’ortie vaincra ! ». A Dijon encore, la recette du purin d’ortie et l’appel à mobilisation se sont glissés à l’intérieur des boîtes d’engrais de l’industrie agro-chimique de divers commerces de la ville. D’autres parts, il y eu plusieurs initiatives dans la région des Alpes où des centaines de tracts ont été distribués et des affichages ont été faits dans les coopératives et les magasins vendant des produits bio et phytosanitaires, sur des marchés et dans des boîtes aux lettres à Albertville et Chambéry (Savoie), à Grenoble et dans le Trièves (Isère) ou encore autour de Pelussins (Loire). Des slogans ont été tagués sur plusieurs panneaux dans le sud Isère en direction de Gap, tels que « Purin d’ortie contre agrochimie », « purin d’ortie = délit ? », « Loi juillet 2006, tous délinquants ! » et « Vielles recettes contre grosses pépettes ».

De 7 à 107 ans, vive les fugueur·euse·s !

Blabla souhaite bon vent à Paul Amiot, 79 ans, qui s’est enfui de la maison de retraite Les Ophéliades de Beaune.

Les CRS dijonnais en vadrouille

Le 10 janvier, 15 CRS étaient envoyés dans les villes du Creusot et de Montceau, dans le premier cas par crainte « qu’un mouvement social pourrait prendre de l’ampleur » (il semblerait que les quartiers de la ville étaient plutôt agités durant cette période), dans le second pour prévenir les violences suite à l’assassinat d’un jeune de la ville.

Nouvelle ouverture de squat à Dijon

Tandis que la gazette de Dijon annonçait le chiffre de 2492 logements vides à Dijon et que des députés UMP essayaient de faire passer en douce un amendement anti-squat dans la nouvelle loi sur le logement, un nouveau squat a été ouvert rue Charles Dumont dans un hangar désaffecté depuis dix ans et appartenant à la ville. La police et les autorités municipales ont bien tenté de profiter de l’absence momentanée des occupant·e·s pour mettre leurs affaires dehors et souder les portes. Mais dès le lendemain, les occupant·e·s étaient revenu·e·s. Les policiers sont alors revenus en nombre avec des agents municipaux chargés de murer immédiatement la maison. Mais un petit attroupement de soutien s’est formé à l’extérieur et la Mairie et les policiers ont bien dû finir par convenir qu’il ne s’agissait pas d’une « violation de domicile » puisque personne n’habitait auparavant dans ces lieux, et qu’il faudrait en passer par la voie légale plutôt que de continuer à vouloir expulser de force. Soyons prêt·e·s à nous mobiliser pour le 15 mars, période des expulsions...

Comparutions suite au meeting de Le Pen

Le 12 février étaient convoquées pour des comparutions sur reconnaissance préalable de culpabilité les deux filles arrêtées le jour du meeting de Le Pen à Dijon (cf. blabla #1). Celle qui avait un poing américain est condamnée à 150 euros d’amende avec sursis et une mise à l’épreuve de 5 ans, peine jugée excessive à juste titre par le procureur qui s’occupait du bureau d’homologation des peines ce jour-là. A sa demande et en vue de projets professionnels rien ne sera écrit dans son casier. Celle qui avait dans sons sac une bombe au poivre a refusé le « plaider coupable » : dans le dossier rien ne justifiait la classification de la bombe au poivre comme arme de 6° catégorie. Elle est en attente d’une convocation au tribunal pour une audience publique.



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