La Maison du peuple force l’entrée à Lons le Saunier !

A Lons le Saunier, la Maison du peuple vient de s’installer dans le locaux de l’ancienne gare routière. Squat de convergence des luttes et d’éducation populaire, elle a déjà resisté à l’attaque à coups de bélier de la police locale. Récit d’une installation.

Jeudi 9 janvier dans la soirée, quelques militants avec et sans gilets jaunes investissent l’ancienne gare routière de Lons le Saunier. Les pizzas sont livrées...

Vendredi 10 janvier , un contrat Énercoop est contracté, l’installation peut se poursuivre.

Dimanche 12 janvier le journal de la banque Crédit Mutuel, « Le Progrès », vient s’informer. Il y a une volonté de faire connaître au plus grand nombre l’ouverture de la Maison du peuple, toutes informations nécessaires sont donc données au journal de la banque (soi-disant) mutualiste.

Lundi 13 janvier au matin, deux voitures de roussins s’arrêtent et embarquent manu militari et menottées deux personnes présentent qui se trouvaient à ce moment-là à l’extérieur. Elles seront relâchées une heure plus tard, la police n’ayant visiblement rien à leur reprocher.

Il y a beaucoup de travail pour boucher les trous par lesquels le froid rentre, nettoyer les trois pièces particulièrement sales, et aménager le tout afin qu’il puisse commencer à ressembler à un lieu de vie et de luttes contre Macron et son monde. Ce monde se manifeste brutalement aux bons souvenirs de tous lundi en fin d’après-midi. Une vingtaine de flics équipés pour en découdre avec à leur tête le directeur de cabinet de la préfecture Jean-François Beauvois, et du premier adjoint au maire de Lons Daniel Bourgeois, passent à l’action. Ils somment d’abord les occupants de leur ouvrir la porte. Face au refus de ceux-ci, le bélier entre en action et défonce la porte. La Maison du peuple est investie par une troupe armée dont l’attitude et les propos ne laissent pas de place au doute sur leurs intentions, et... leurs opinions. Le « Dir Cab » et l’élu exigent que les occupants quittent les lieux immédiatement, tentent d’isoler les militants les uns des autres et jouent l’intimidation. Face à la détermination des occupants qui demandent un justificatif d’expulsion, le DirCab et l’élu doutent et sortent pour se concerter. Vingt minutes plus tard, tout le monde décampe à la plus grande consternation de la flicaille qui se voyait déjà se faire les gilets jaunes.

Maintenant l’installation se poursuit, on travaille, chacun participe selon ses capacités et ses moyens. La solidarité doit s’étendre et pour vivre la Maison du peuple a besoin de renfort, aussi venez. Venez nous voir, venez participer, venez aider, venez lutter contre Macron et son monde.



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