La ZAD nourrit les luttes syndicales en pays nantais



L’appropriation collective d’un territoire par le mouvement social confère de nouveaux moyens qui permettent d’appuyer les luttes syndicales. Des syndicalistes nantais exposent dans cette tribune quels liens les unissent à la ZAD, et comment ils envisagent l’avenir de la zone.

Depuis l’été 2017, différentes composantes du mouvement social à Nantes (étudiantes, syndicales, autonomes, ZAD) se rencontrent régulièrement. Ces rencontres ont pour but de réfléchir en commun à l’organisation du mouvement social et d’apporter un soutien à chaque composante selon son actualité propre. Ce travail a permis, entre autres, la réalisation de gestes communs lors des manifestations de l’automne 2017. Si cette composition n’est pas sans difficultés – chaque composante doit accorder elle-même ses propres tendances en interne –, une partie des habitant·e·s de la ZAD ont été des éléments moteurs du rapprochement.

Un exemple récent de ce rapprochement est la création du réseau de ravitaillement nommé la Cagette des terres. Son objectif est de mettre en relation producteurs·trices/paysan·ne·s, militants, syndicalistes et cotisant·e·s, en vue de nourrir (au sens propre) les luttes, et en particulier les piquets grévistes. Ce projet est ouvert et intègre des personnes qui n’habitent pas la ZAD, mais ses chevilles ouvrières en sont les habitant·e·s. À l’automne 2017, lors des grèves des postières et postiers de Saint-Herblain et de Vertou, en banlieue nantaise, la Cagette a nourri les grévistes, tous les matins de la dernière semaine du mouvement, avec un petit-déjeuner – et quel petit-déjeuner ! Crêpes, galettes, pains, fromages, pâtés, fruits et légumes, confiture, miel, soupe, avec du thé et du café. À l’issue du conflit, tous les salarié·e·s en lutte se sont vu remettre une cagette (d’où le nom du réseau) de produits frais issus des productions de la ZAD. Aucune contrepartie ne leur a été demandée. Ce sont les habitant·e·s de la zone qui ont cotisé à la caisse de grève des salarié·e·s.

Lire la suite sur Politis



Articles de la même thématique : Syndicalisme

[Migennes] Mobilisation chez Benteler

Le 22 novembre à Migennes, 700 personnes ont manifesté contre la fermeture annoncée de l’entreprise Benteler à Migennes. L’usine est bloquée par les salarié.es depuis le 18 novembre.

Articles de la même thématique : Luttes territoriales

Changer le PLUI aux Lentillères, il est temps ! [Rassemblement le 25/11 ]

Après que Rebsamen ait annoncé il y a deux ans l’abandon de la phase 2 de l’écocité Jardins des maraîchers, il n’en est rien dans la traduction juridique du Plan Local d’Urbanisme qui classe toujours cette zone comme Zone à Urbaniser. Une promesse électorale qui ne se traduit pas dans la pratique, on pouvait s’y attendre...c’est le moment de s’y coller !