« Une densité heureuse est possible »… mais selon quel modèle ?



Dans le cadre de la modification du PLUIHD de Dijon Métropole, les Lapines Dijonnaises ont contribué à l’enquête publique en proposant que les promoteurs immobiliers soient obligés d’habiter au moins 6 mois dans les immeubles qu’ils construisent, afin d’éprouver le bonheur de vivre en clapier.

Présidée par François Rebsamen et composée essentiellement de maires et de promoteurs immobiliers, la Commission pour la relance de la construction de logements a récemment rendu son rapport.

Constatant une opposition croissante de la population à la construction dans les centres urbains, elle recommande un discours politique clair et offensif pour revaloriser l’acte de construire.
Elle affirme qu’UNE DENSITE HEUREUSE EST POSSIBLE. Rappelant le devoir social de chacun, elle dénonce les comportements « malthusiens » et les démarches « égoïstes » des citoyens opposés à la construction de nouveaux logements, qu’elle accuse d’« hystériser » le débat sur le logement.

A Dijon, la « densité heureuse » se décline selon différents modèles, en fonction de vos envies et de vos moyens : le Clapier pour le peuple, la Villa pour le maire, le Ranch pour le promoteur !
Evidemment, le ressenti n’est pas le même selon qu’on vit avec une densité de 43 m² par famille (le Clapier Garden State), de 400 m² (la Villa du Duc de Bourgogne) ou de 16 000 m² (le Ranch du promoteur Ghitti)

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Pour approfondir leur réflexion sur le lien entre bonheur et densité, nous invitons le Maire François Rebsamen et tous les promoteurs ayant des projets sur Dijon, à aller vivre quelques mois dans les clapiers qu’ils construisent dans les quartiers les plus denses de la ville, là où leurs projets délirants et leur passion du béton détruisent les arbres et saccagent les derniers espaces naturels. Après cette expérience, ils pourront commencer à parler du lien entre bonheur et densité urbaine.

Nous formulons même la proposition très concrète d’ajouter l’article suivant au règlement du PLUIHD :
« La délivrance du permis de construire pour un programme de logements en collectif, est conditionnée à l’engagement formel du promoteur d’habiter pendant au moins 6 mois dans un des logements du programme. Le non-respect de cet engagement sera automatiquement sanctionné d’une multiplication par 10 de la taxe d’aménagement liée au permis de construire. »

Lapines Dijonnaises



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