La bataille de la plaine : projection en présence d’un des réalisateurs

Mercredi 16 septembre une projection de La bataille de la plaine aura lieu aux Tanneries en présence d’un membre de l’équipe du film. Celui-ci revient sur la lutte contre la rénovation de la place Jean Jaurès à Marseille, symbole de la gentrification du quartier de la Plaine.

« Marseille, février 2019, La Plaine est encerclée par un mur de 2m50 de haut pour assurer le bon déroulé des travaux et enferme le rêve d’un quartier fait par ses habitants. Mais comment donner à voir ce qui n’est plus sur les images et qu’on est pourtant sûrs d’avoir vécu ? »

De 2016 à fin 2019 la place Jean Jaurès, (plus connue comme « la Plaine ») dans le centre de Marseille, où se tient trois fois par semaine le plus important marché populaire de la ville a été le théâtre d’une bataille tumultueuse. D’un côté, les services d’urbanisme de la mairie, déterminés à mener un important programme de « requalification » et de « montée en gamme » du quartier. De l’autre, une importante partie des habitants -organisés en « assemblée populaire »- y voyaient une opération de « gentrification », et réclamaient d’être associés aux décisions concernant l’avenir du marché et du quartier. Cette bataille épique de 3 ans se termina par la construction brutale, en situation casi-militaire, tout autour de la place, d’un mur en béton de 2,50 m de haut pour assurer le déroulement des travaux. Une équipe de tournage de la télé de quartier s’interroge sur sa place et sur son rôle dans cette bataille. Mais, quand le mur est là, comment donner à voir ce qui n’est plus sur les images et qu’on est pourtant sûrs d’avoir vécu ?

Retrouvons nous mercredi 16 septembre à 19h30 à l’espace activité des Tanneries autour d’un repas et d’une projection en présence d’une des personne de l’équipe du film.
La séance se déroulera dehors ou dans la halle, alors prenez un petit plaid et un pull !

Inspiré par « La Commune (Paris, 1871) » de Peter Watkins, le film raconte cette aventure humaine et proclame (une forme de) « victoire ».

JPEG - 1.1 Mo
[Marseille] La bataille de la Plaine n’est pas terminée

Depuis le 11 octobre 2018, date de début du chantier de rénovation de la place promis par la mairie pour gentrifier le quartier, la colère des habitant·es et usagèr·es ne retombe pas. Après 8 premiers jours d’altercations avec les CRS, de tronçonnage d’arbres, d’occupation de la place, de répression physique et judiciaire, de grosses manifestations, de résistance et de petits bousillages de l’avancée des travaux, ceux-ci sont suspendus, de fait, le 19  (...)

12 novembre 2018


Proposer un complément d'info

modération a priori

Ce forum est modéré a priori : votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par un administrateur du site.

Qui êtes-vous ?
Se connecter
Votre message

Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

Lien hypertexte

(Si votre message se réfère à un article publié sur le Web, ou à une page fournissant plus d’informations, vous pouvez indiquer ci-après le titre de la page et son adresse.)

Ajouter un document

Articles de la même thématique : Rénovation urbaine

Grésilles - Grandeur, déclin et confinement à l’immeuble Boutaric

Grand Dijon Habitat : carnet de déroute.
Habitats précaires, manque de considération du bailleur social majoritaire aux Grésilles (Grand Dijon Habitat) et confinement, la vie des habitants de l’immeuble Boutaric est au quotidien une épreuve. Voici un appel à l’aide et à soutien d’un collectif d’habitants en colère dans la plus vieille barre d’immeuble du quartier. Radioscopie de la prévarication [1] au grand jour.

Voyage au cœur des projets de bétonisation de Dijon Métropole.

Inaugurée pendant la fête des Lentillères, cette exposition retrace en photos un voyage d’exploration des lieux promis à la bétonisation dans le plan local d’urbanisme intercommunal (PLUI-D) de Dijon Métropole.

Thierry Coursin, un empereur de façades

L’ex-directeur de cabinet de Rebsamen, devenu entrepreneur à plein temps après la privatisation sauvage de la société d’aménagement de l’agglomération dijonnaise en 2016, est propriétaire d’un bâtiment occupé par des migrants menacés d’expulsion actuellement.