Rassemblement contre la répression des mouvements écologistes et sociaux



Suite à la vague d’arrestations qui ont eu lieu lundi 5 juin et face à la répression des mouvements écologistes et sociaux, le Comité Soulèvements de la Terre Dijon appelle à rejoindre le rassemblement contre l’intimidation et la répression jeudi 8 juin à 18h30 devant la préfecture de Côte-d’Or.

  • Sortie de garde-à-vue pour l’inculpé dijonnais

    La personne interpellée lundi matin à Dijon est sortie de garde-à-vue mardi soir sans charges. Nous nous félicitons de cette libération, mais restons vigilent.es car l’instruction est toujours en cours. Retrouvons-nous jeudi 8 juin à 18h30 devant la préfecture afin d’exiger la libération des autres personnes interpellées et l’abandon des poursuites. Pour plus d’informations à propos de la mobilisation ailleurs en France, voir la carte des rassemblements en soutien aux inculpé.es du 5 juin.

  • Appel local

    Après la vague d’arrestations d’une quinzaine de personnes dans plus de 10 lieux en France dans le cadre de l’enquête suite à l’action contre le cimentier Lafarge-Holcim du 10 décembre dernier, nous appelons à rejoindre le rassemblement de jeudi à 18h30 devant la préfecture. À Dijon, une personne a été arrêtée et son domicile perquisitionné. Elle est actuellement en garde à vue à la gendarmerie d’Is-sur-Tille. Nous exigeons sa libération immédiate et nous lui apportons tout notre soutien ainsi qu’à tous-tes les militant-es visé-es par la criminalisation et les tentatives d’intimidation du gouvernement.

    Nous réaffirmons également que le geste collectif de démantèlement de l’usine Lafarge à Bouc Bel Air est un acte nécessaire et salutaire face aux ravages environnementaux qu’ils faut stopper par tous les moyens. Lafarge poursuit son œuvre de destruction massive de la planète en alimentant l’industrie du béton sans s’encombrer d’aucune question éthique, l’entreprise a été condamnée pour financement du terrorisme par la justice américaine en octobre 2022 après que ses liens avec Daech en Syrie ait été établi.

    Mardi 6 juin au matin, de nouvelles arrestations et perquisitions ont eu lieu à Dijon visant 4 militants pour la justice climatique. La machine répressive s’emballe de toute part. Stoppons là !

    Lafarge coupable - État complice

    Quartier Libre des Lentillères - Espace Autogéré des Tanneries - Comité Soulèvements Dijon

    JPEG - 636.5 ko

Lundi 5 juin, au petit matin, une quinzaine de personnes, dans plus de dix communes, se font perquisitionner et emmener en garde-à-vue. La police affirme que les arrestations sont liées à une intrusion dans une usine Lafarge en décembre dernier près de Marseille. [1]

Le 10 décembre 2022, plusieurs centaines de personnes avaient mené une action de désarmement contre la cimenterie Lafarge de la Malle à Bouc-Bel-Air. S’en prendre à Lafarge, c’est agir directement sur les plus gros polleurs, car sur les 50 sites les plus polluants de France, 17 sont des cimenteries et l’entreprise Lafarge-Holcim cumule les scandales environnementaux dans ses carrières, centrales à béton et cimenteries. C’est bien aussi Lafarge-Holcim qui a financé Daesh en Syrie, avec l’accord tacite de la DGSE et de l’État. L’entreprise a d’ailleurs été condamnée pour financement du terrorisme par la justice américaine en octobre 2022.

JPEG - 283.7 ko

Un appel national a été lancé à se rassembler devant les préfectures et les sites Lafarges mercredi soir pour manifester notre solidarité avec les personnes interpellées. [2] À Dijon, le Comité local a décidé d’appeler à se joindre au rassemblement contre l’intimidation et la répression qui se tient jeudi 8 juin à 18h30 devant la préfecture. Parce que la répression subie dans les manifestations pour les droits sociaux est la même que celle subie dans les manifestations pour les droits environnementaux. C’est le même État, au service des mêmes intérêts financiers, qui choisit de punir celles et ceux qui luttent pour une amélioration des conditions de vie plutôt que de s’en prendre à ceux qui démolissent ces vies.

Alors face à l’intimidation et la répression, soyons solidaires et retrouvons-nous jeudi 8 juin à 18h30 devant la préfeccture de Côte-d’Or !



Notes

[1Pour en savoir plus, lire les articles parus sur Mediapart et Reporterre.

[2Appel déjà rejoint par les Scientifiques en rébellion, Dernière Rénovation, Extinction Rebellion, Les Amis de la Terre, Greenpeace, Attac.

Proposer un complément d'info

modération a priori

Ce forum est modéré a priori : votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par un administrateur du site.

Qui êtes-vous ?
Se connecter
Votre message

Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

Lien hypertexte

(Si votre message se réfère à un article publié sur le Web, ou à une page fournissant plus d’informations, vous pouvez indiquer ci-après le titre de la page et son adresse.)

Ajouter un document

Articles de la même thématique : Luttes territoriales

[Podcast] Présentation détaillée de la Saison 7 des Soulèvements de la Terre

Sur la Radio amie Zinzine - radio libre installée en Provence depuis 1981 - deux émissions du programme Quand la terre se soulève nous proposent de découvrir de façons détaillées les différentes luttes qui vont rythmer la Saison 7 des Soulèvements de la Terre à la cadence d’éperonnage . Ici les émissions vont dans le fond des choses et donnent la parole à des militant.e.s qui nous présentent à travers leurs enjeux et leur histoire, leurs luttes et leurs complexités.

Articles de la même thématique : Manifestations

[Montbéliard] Frédéric Vuillaume encore en garde à vue pour avoir manifesté

C’est devenu malheureusement une habitude. Priver de liberté une personne pendant 16 heures pour avoir essayé d’exercer l’unique droit qui fait la différence entre un état autoritaire et une démocratie : le droit de manifester. Cela s’est passé à Montbéliard, lors de la venue du premier ministre, Gabriel Attal.

La répression de la liberté de manifester continue

En juin 2023, une trentaine de personnes ont reçu un courrier pour leur participation à une « casserolade » auxquelles elles n’ont pas donné suite. Quelques unes de ces personnes ont reçu un deuxième courrier considérant qu’elles ont reconnues leur culpabilité et les menaçant d’amendes. Voici les réactions du CVLR21 [1].