[Suisse] Lancement des Grondements des Terres



Le 4 mars au petit matin, une petite troupe s’installe dans le bois de Moulin d’Amour à Vufflens-la-Ville. Elle compte s’opposer à un projet de gravière qui menace la destruction de cet espace. C’est le premier acte d’une campagne d’actions nommée les Grondements des Terres.

Grondements des terres : reprendre les terres aux industries qui les détruisent !

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À l’heure où le dérèglement climatique, la perte irréversible de biodiversité et les crises socio-environnementales ne sont plus discutables, utiliser les moyens politiques traditionnels pour obtenir une justice sociale et climatique ne suffira pas.

Nous avons vu passer et échouer les initiatives populaires pour la responsabilité des multinationales ou la souveraineté alimentaire. Nous avons vu une conseillère d’État Verte évacuer des activistes qui résistaient à l’industrie du béton, la plus polluante de Suisse. Nous avons vu un lobbyiste de l’industrie pétrolière arriver à la tête du Département fédéral de l’environnement (DETEC). Nous voyons que les campagnes menées par l’Union suisse des Paysans (USP) sont largement financées par les lobbies des patrons de l’industrie et de l’agro-industrie.

Fin 2020, nous avons vu se former l’alliance indécente entre ce syndicat sensé défendre les paysan·nes suisses avec Économie Suisse, l’Union patronale et l’USAM (Union suisse des Arts et Métiers), en vue de défendre leurs intérêts communs : encore plus de libre-échange. Nous voyons que la Confédération, de l’Office fédéral de l’agriculture (OFAG) et de l’ensemble des institutions agricoles poussent à l’agrandissement des exploitations et à maintenir le rythme actuel de trois fermes par jour qui disparaissent. Nous avons vu le silence de Prométerre (la chambre d’agriculture du canton de Vaud), censée défendre les paysan·nes du canton, quant aux pratiques d’Holcim et d’Orllati qui les dépossèdent de leurs terres.

Nous savons que nous ne pouvons plus laisser nos vies à la merci d’un système politique cynique, complice d’un modèle économique capitaliste qui broie le vivant, obsédé par la croissance et le profit. Nous voulons reprendre notre avenir et nos moyens de subsistance en main. Nous allons lutter contre les industries de l’agrochimie qui épuisent les ressources et les entreprises extractivistes qui détruisent les terres fertiles.

Nous allons nous organiser localement, lutter ensemble contre la privatisation de l’eau, des semences et des sols. Nous allons agir contre l’exploitation sans limites du vivant. Rejoignez-nous, formons des résistances climatiques, territoriales et paysannes contre l’artificialisation et l’accaparement des terres, reprenons les terres aux industries qui les détruisent !

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Le manifeste en 6 points :

1. Pour une agriculture paysanne, contre l’agro-industrie ;
2. Pour une alimentation saine et abondante pour tou.tes ;
3. La terre à celles et ceux qui la cultivent ! ;
4. Pour déconstruire la dépendance au béton et lutter contre l’artificialisation des sols ;
5. Pour une région solidaire plutôt qu’un État acteur de la destruction mondiale ;
6. Qui et comment ?.

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Suivez leurs actions sur le site des Grondements des Terres.

Photos du week-end des 4 et 5 mars :

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