Rats, blattes, chats infectés par le typhus : les familles et salarié·es du village rom dénoncent de graves problèmes sanitaires



Appuyé·es par l’union syndicale Solidaires 21, les familles hébergées au village de stabilisation rom de Dijon et les salarié·es de l’association « 2 Choses Lune » qui gère le site dénoncent les graves problèmes sanitaires du village : rats, blattes, chats infectés par le typhus... Plusieurs des salarié·es sont en arrêt maladie et réclament des mesures d’amélioration.

Communiqué de Presse de l’Union Syndicale Solidaires 21 sur le « village » géré par l’association « 2 Choses Lune »

L’Union Syndicale Solidaires de Côte-d’Or souhaite réagir à l’article diffusé ce jour par le Bien Public sur le « village » de Dijon. Il convient d’indiquer que notre syndicat accompagne les salarié.e.s et des familles hébergées dans leurs démarches et que la situation doit immédiatement évoluer.

Nous tenons à indiquer les revendications légitimes des salarié.e.s et des familles hébergées, à savoir :

  • Désinsectisation de la totalité des logements et lieux de vie.
  • Dératisation de la totalité du site, et ce dès que les chats auront été soignés et évacués de manière digne, sans maltraitance.
  • Embauche immédiate de salarié.e.s afin de compléter l’équipe.
  • Mise aux normes des locaux pour accueillir des personnes à mobilité réduite.
  • Maintien des machines à laver dans les logements pour les familles hébergées.
  • Remboursement immédiat des 10% du revenu pour les familles qui ont dû les payer, et ce sur les deux derniers mois.
  • Gestion digne et respectueuse de la loi lorsque des décès d’animaux sont à déplorer sur le site. Par cette revendication, nous vous demandons de ne pas suivre la recommandation faite par les services d’hygiène de la ville de Dijon lors de leur dernière visite : "Le chat mort, vous le jetez à la poubelle." Nous vous rappelons que ce délit est puni par une amende de 3750 €.
  • Nous demandons à ce que cessent les inhumations de chat dans ce que la responsable de ce site appelle "le cimetière", ceci constituant également un délit.

Au regard de la situation, si celle-ci n’évolue pas rapidement et favorablement, nous mettrons en place une réponse syndicale à la hauteur des enjeux.

Par ailleurs, nous tenions à revenir sur les propos tenus par le Directeur de la Direction Départementale du Travail, de l’Emploi et des Solidarités (DDTES) dans l’article du jour. Il n’est absolument pas entendable de la part d’un représentant de l’État d’énoncer « que c’est mieux d’avoir un toit que rien du tout » quand on connaît les conditions d’hygiène et d’accueil du site, ou bien encore de prononcer « qu’il y ait des gens en arrêt, comme partout ». Nous réaffirmons notre soutien sans faille aux salarié.e.s et aux familles hébergées et exigeons une évolution positive immédiate.

L’Union Syndicale Solidaires 21



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