[Auxerre] Péril sanitaire et mépris des salarié·es du Burger King


Yonne

Au Burger King d’Auxerre, les cas de COVID-19 se multiplient au sein des salarié.es sans que la direction ne s’en soucie.

Comme ce fut le cas lors du premier confinement, ce sont encore une fois les salarié.es des secteurs indispensables à la vie de la société qui sont mobilisé.es en première ligne : alimentaire, santé, distribution, transports etc.
Soucieux de générer toujours plus de profit pour les intérêts du patronat, son plus fidèle allié, le gouvernement a instauré un confinement de classe, privilégiant ainsi des impératifs économiques au détriment de la santé de celles et ceux qui y contribuent. Chaque matin, ce sont des millions de vies qui prennent le chemin du travail dans des conditions sanitaires déplorables face à l’incurie du gouvernement et des patrons. Parmi les secteurs où ce désastre sanitaire et social est le plus palpable, la restauration rapide est un parfait exemple, bien que méconnu et parfois désinvesti par les syndicats. À l’échelle locale, ces situations sont présentes partout autour de nous, à l’image de l’établissement Burger King d’Auxerre où les salarié.es en subissent de plein fouet les effets.

Au restaurant Burger King d’Auxerre, profits riment avec incurie. Depuis le début de ce deuxième confinement, les cas de COVID-19 se multiplient au sein des salarié.es sans que la direction ne s’en soucie. Pire encore, lorsque le représentant des salarié.es alerte la direction sur la situation, celui-ci fait face à son indifférence totale :

“ J’ai d’autres chats à fouetter, ça me passe au dessus de la tête.”

Certain.es salarié.es demandent alors des comptes à la direction quant à son manque de préoccupation et de communication concernant l’épidémie dans l’entreprise. Et encore une fois, l’attitude désinvolte et insultante de la direction se poursuit jusque dans les mots, lorsque celle-ci les accuse de propager l’épidémie en “baisant toutes et tous ensemble”.
Mais le manque de respect ne s’arrête pas ici. Après avoir alarmé les autorités compétentes, le représentant des salarié.es est réprimandé par la direction pour avoir osé défendre la santé des siens et des siennes. Les mots des personnels à bout de souffle soulignent la détresse de leur situation :

  • “Pourquoi nous n’avons pas été informé.e.s plus tôt des cas de covid présents dans l’entreprise ?"
  • “Ce n’est pas parce que nous avons des masques et des gants que nous sommes vraiment protégé.es.”
  • “Oser dire que je fais exprès de contracter le covid alors que le patron n’a pas bougé le petit doigt pour faire effectuer un test général.”
  • “Distanciation sociale impossible dans les vestiaires.”
  • “Toucher 544€ à cause d’une semaine d’arrêt maladie, alors que j’ai un contrat de 30h+ heures supplémentaires. C’est travailler comme un chien. “

Et lorsque les salarié.es demandent une prime COVID-19, comme elle fut attribuée dans bon nombre d’établissements, la réponse de la direction est catégorique : “Hors de question, vous me coûtez trop cher en masques”. Ça a le mérite d’être clair, leurs vies passent après leurs profits !

La mise en lumière de la situation actuelle des salarié.es de Burger King Auxerre est l’occasion de rappeler les conditions de travail indécentes et le mépris qu’ils et elles subissent de la part de leur direction en temps normal. En plus des contrats précaires et merdiques qui sont proposés par l’entreprise, les conditions de travail sont des plus désastreuses : accidents de travail répétés, burn-out, épuisement moral, physique et harcèlement de la hiérarchie… Le mot d’ordre est clair, la boîte passe devant les familles de celles et ceux qui travaillent dedans. Ajoutons à cela des fréquents non respects des plannings et des temps de repos et des fiches de paye incomplètes. De plus, fournir aux salarié.es des équipements décents pour travailler ne semble pas être une priorité, si bien que la plupart d’entre elles et eux travaillent dehors en polo en plein hiver…

Mais encore une fois, cette situation périlleuse et affligeante est le fait de l’indécence des dirigeants. Propriétaires de nombreuses entreprises dans l’Yonne et en Normandie, ces avatars de la bourgeoisie la plus dévergondée ont acquis un capital impressionnant sur le dos de celles et ceux qu’ils et elles exploitent. Leur attitude débectante ne se limite pas aux exemples évoqués précédemment. Plusieurs salarié.es font part de propos racistes, sexistes et misogynes employés par la direction. L’un.e des patron.nes va même jusqu’à stigmatiser le représentant des salarié.es, en mettant en avant sa supposée appartenance au mouvement communiste. En somme, des attaques qui constituent une forme de répression syndicale.

Face à la détresse de leur situation, adressons aux salarié.es de Burger King Auxerre et à toutes celles et ceux qui triment dans des conditions inhumaines notre soutien le plus ferme !
Appelons à contre-attaquer en exerçant aujourd’hui et jusqu’à la fin de la crise sanitaire un droit de retrait général ! Exerçons nos droits syndicaux, exigeons une hausse de salaire et une protection de la population !

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