Création d’un Comité de Vigilance pour les Libertés Publiques et contre la Répression



En Côte-d’Or, un Comité de Vigilance pour les Libertés Publiques et contre la Répression vient de se créer, afin d’être plus réactifs et réactives collectivement. Il s’agit d’engager un processus pérenne de convergence qui permette de peser sur la scène publique, localement comme nationalement.

« Quand on s’endort en démocratie, on se réveille en tyrannie. »

Le comité a notamment pour projets la constitution d’un observatoire de la répression, et la tenue d’Assises Populaires pour nos libertés à Dijon le 10 juin.

Rejoignez-nous !

La répression des contestations écologiques, sociales et démocratiques a atteint un niveau rare, inédit depuis soixante ans et la guerre d’Algérie. A l’heure où les urgences sociales et climatiques se font plus pressantes, et poussent à multiplier des actions qui réveillent, les gouvernements récents banalisent la violence d’État.
La restriction des droits s’opère de façon cumulative par touches successives. A force, l’inacceptable d’hier semble ordinaire. Sans plus tarder, il est urgent d’agir pour retrouver des droits qui libèrent, des moyens pour les appliquer.

Que vaut le droit de manifester, s’il signifie la possibilité de se faire intimider, humilier, gazer, interpeler, voire frapper ?

Les règles de l’état d’exception ont été transposées dans la loi ordinaire. Résultat : des assignations à résidence, des perquisitions abusives, des interpellations préventives, la liberté d’expression des associations menacée, des annonces de dissolutions, à l’encontre d’une jeunesse révoltée par les injustices sociales et l’inaction écologique. La répression nous vise toutes et tous, sous des formes multiples : salarié·es, chômeur·ses, syndicalistes, femmes, jeunes, écologistes, racisé·es, migrant·es,
musulman·es, sans logis et locataires précaires, universitaires et intellectuel·les, journalistes et lanceur·ses d’alerte...

Le tout-sécuritaire, pour paraître justifié, suppose d’exacerber continuellement les peurs, tout cela favorise la montée des extrêmes droites.

Ensemble, soyons le rempart contre la répression !

Pour participer au Comité de vigilance et/ou à l’Observatoire, contactez la LDH Dijon et agglomération : dijon@ldh-dijon.org
Prochaine réunion le 10 mai à 18h à la Maison des Association



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