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[En images] Réforme des retraites : une énorme manifestation et une sauvage bouillonante



25000 personnes se sont réunies ce jeudi 23 mars dans le centre ville de Dijon. La fin de manifestation a été débordante et le préfet avait manifestement décidé de se venger de ses dernières humiliations en lachant ses flics sans muselière.

Le 49.3 n’a démotivé personne parmi les opposant·es à la réforme des retraites (80% de la population), la manifestation de ce jeudi en a fourni la preuve implacable, avec des cortèges énormes et plus déterminés que jamais ce jeudi. À Dijon 25 000 personnes ont manifesté, 3.5 millions dans toute la France, des chiffres proches de la manifestation historique du 7 mars dernier.

Comme à l’habitude, tout le long du cortège, des pancartes qui laissent s’exprimer la créativité débordante des manifestant·es.

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Un fait nouveau, qui correspond à une tendance nationale : l’étoffement des cortèges lycéens et étudiants qui promet un printemps explosif.

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Et les percussions en mixité choisie sans mec cis qui mettent toujours autant le feu.

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Quelques banderoles accrochées sur le parcours.

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Et quelques tags bien sentis.

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Le parcours déclaré s’achève place Wilson, mais près de 2000 personnes refusent la dispersion, et sont même pour certaines déterminées à continuer la manifestation. Un rassemblement sauvage massif se forme dans le bas de la rue Chabot-Charny et déborde sur les rues environnantes.
Autour de nous personne ne se dissocie des sabotages de symboles capitalistes, jeunes comme vieux, syndiqué·es ou non. Tags et mise hors service de panneaux publicitaires semblent mettre d’accord tout le monde. « On n’a pas été écouté, c’est légitime » peut-on entendre dans la foule. « Ils ont bien raison de passer à un niveau de confrontation supérieur, le dialogue n’a pas fonctionné, je les comprends ! », « Allez les jeunes ! » lance un syndicaliste âgé au passage de la banderole renforcée. Dans les rangs des forces de police, on les entend s’engueuler. Est-ce parce que certains contestent les ordres ? Parce que la foule bigarrées les débordes de son hétérogénéité et de son nombre ?

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Derrière une banderole renforcée, le cortège tente une percée rue Pasteur, puis rue de Tivoli où les flics gazent une première fois. Des affrontements ont lieu devant la bourse du travail, puis des gazages nous repoussent jusqu’à Wilson.

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Le boulevard Carnot est aussi bloqué, seul reste la rue d’Auxonne où plusieurs centaines de personnes partent en cortège, applaudis et salués depuis les commerces et les fenêtres des immeubles :

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Les policiers sont sur les talons du cortège, et, arrivés devant la prison, sur les flancs par le boulevard Voltaire, après un nouveau gazage et une charge le gros du cortège remonte le boulevard de l’Université, vers le Pôle AAFE occupé.

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Les flics sont en roue libre. Un fourgon fonce au milieu de manifestant·es entrain de quitter le cortège par la rue d’Auxonne, à la volée ils jettent des grenades sur les trottoirs par les fenêtres des fourgons. L’une de ces grenades explose la lunette arrière d’une clio garée par là.
Si la poukaverie n’est pas vraiment notre truc dans ce cas précis on va pas se gêner. Si vous connaissez les propriétaires de la voiture, vous pouvez leur faire savoir que le fourgon fautif est celui des photos ci-dessous.

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Des scènes similaires se déroulent sur le boulevard de l’université, où le dernier groupe de manifestant·es remonte au pas de course vers le Pôle AAFE occupé. Certains manifestants affirment avoir vu des tire de LBD depuis l’arrière d’une camionnette de nationaux roulant à vive allure. Tout est bon pour créer le chaos et l’affolement dans le cortège !

Les flics dijonnais étaient manifestement frustrés de regarder leurs collègues des BRAV-M parisiens défoncer des gueule sans pouvoir en faire autant. Ce jeudi le préfet, dont le rôle est fondamentalement la protection à tout prix du régime leur avait donné toute latitude pour se défouler.

Il semblerait qu’aucune personne n’ait été interpellée, les ordres étant manifestement de casser physiquement les manifestant·es, faute de pouvoir le faire juridiquement. Contrairement aux déclarations officielles au moins une personne a été blessée à la tête par un tir de grenade lacrymogène.

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Prochains rendez-vous ce samedi à 15h place de la République, et mardi à 14h place de la Lib’.

Des manifestant·es



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