Fête Libre et Répression : La Grande Maskarade (Partie 3)

La Grande Maskarade de l’Etat continu...

Ce samedi 13 février, un appel national avait de nouveau été lancé par les comités de soutien aux inculpé.es de la Maskarade et par la Coordination Nationale des Sons.
Outre les pressions pour décourager les déclarant.es, un déluge d’arrêtés préfectoraux s’est abattu sur la mobilisation. Bien trop pour avoir les moyens de les contester. Une quinzaine de manifestations ont été ainsi empêchées, dont celle de Rennes bien évidemment. 3 préfectures, le Nord, la Marne et les Pyrénées-Orientales, ont même interdit au passage tout type de musique amplifiée dans la rue pendant plusieurs semaines.

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2 arrêtés ont pu être contestés. Celui de Rennes n’a pas pu passer les filtres du tribunal en raison d’un trop grand nombre de manifestations ce jour-là. Il n’y a donc pas eu de jugement. En revanche, à Montpellier, comme à Dijon 15 jours plus tôt, le dossier a été jugé et le tribunal a donné raison aux manifestant.es.

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Une bonne vingtaine de comités locaux ont réussi malgré tout à organiser des manifestations dans leurs villes. Toutefois, seules une douzaine de préfectures en France, dont Nantes, Lyon ou Bordeaux, n’ont pas, ou peu, opposé de restrictions aux droits des manifestant.es. Dans ces villes, les cortèges furent remarquables et remarqués, exultant de joie dans des décibels de colère. Dans les dix autres villes, les préfectures ont choisi de limiter drastiquement les possibilités d’expression en les réduisant peu ou prou au silence.

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À Toulouse les chars ont défilé avec leurs sonos sans musique avant d’incendier une partie de leur matériel désormais sans avenir.

À Paris, le Préfet avait interdit un volume sonore de plus de 81 décibels, soit la voix d’un adulte parlant doucement. Des colonnes d’enceintes avaient également été installées symboliquement mais malgré cela, la préfecture a encerclé la place et harcelait les manifestant.es en les empêchant de se regrouper. Les discours ont été systématiquement interrompus, des amendes distribuées, des gens frappés et embarqués. Pour rappel, la manifestation était déclarée et dûment autorisée.

En conséquence les Comités de Soutien aux inculpé.es de la Maskarade et la Coordination nationale des Sons appelle à l’organisation de manifestations, le 6 mars dans les quelques villes où nos droits sont encore respectés, en revendiquant :

  • la fin des poursuites contre les participant.es à la Maskarade,
  • la restitution des saisies de matériel,
  • que soient désignés publiquement les responsables de la mort de Steve,
  • le droit à une vie sociale et culturelle,
  • la fin des politiques sécuritaires.

Dans les autres départements, où les droits sont bafoués par les représentants de l’État, nous n’accepterons plus d’être méprisé.es de la sorte. Par la force des choses, nous appelons à des actions de désobéissance festive. Sous quelque forme que ce soit, mais dans le respect des gestes barrières.

Pour que la musique résonne dans nos villes, pour que la danse fasse revivre nos corps et pour que refleurissent les sourires aux coins des lèvres.

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Démonstration de force de la préfecture de Paris

Après un arrêté liberticide limitant le niveau sonore à 81décibels (un cri humain est à 95dB), la préfecture de police de Didier Lallement a encore une fois aujourd’hui montrée sa volonté d’invisibiliser toute contestation.

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Le rassemblement a très vite été encerclé et les manifestatant.es découragées d’approcher. Une nuée de CRS et de BRAV parcourait la foule pour verbaliser les personnes dont le masque n’était pas parfaitement mis ou qui se trouvaient à moins d’un mètre de leurs amis. Allant même jusqu’à extraire des dizaines de personnes à la fois, sans oublier de les violenter à coups de matraques ou de pieds. Des couples ont même été séparés parce qu’ils s’embrassaient !
La forces de l’ordre ont ainsi procédé par vagues de 10 minutes d’intervalle, en interrompant systématiquement les discours sur scène.

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Cette mascarade était un prétexte pour la préfecture afin de nous censurer et de nous empêcher d’exprimer nos revendications ! La place de la Nation était encerclée par un dispositif effarant et les pressions policières ont empêché cette manifestation de se tenir comme elle le devait !
Nous tirerons les conséquences de cette répression écrasante. Les actes ont des conséquences. Puisque nous ne pouvons nous faire entendre légalement dans la rue, la résistance festive continuera de porter haut et forts ses revendications par tous les moyens nécessaires !
Nous ne nous laisserons pas censurer par un état qui prend des mesures liberticides et qui montre encore une fois une réelle volonté d’empêcher toute alternative sociale et culturelle !

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P.-S.

On vous donne rendez vous le Samedi 6 Mars pour une nouvelle manifestive à Dijon !!!


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