Manifestation contre l’implantation du fascisme et de l’extrême droite à Nancy

Appel à une manifestation large et populaire pour la fermeture des Deux Cités, nouveau lieu d’organisation de l’extrême droite nancéienne, le samedi 17 octobre à 14 h, place Dombasle à Nancy.

Le samedi 3 octobre dernier, Les Deux Cités, une librairie revendiquée « conservatrice » et « enracinée », ouvrait ses portes en plein centre-ville de Nancy, à deux pas de la place Stanislas.

Mais bien au-delà d’une simple librairie, ses fondateurs ont la prétention d’en faire un véritable « lieu de vie » pour toute l’extrême droite locale :

  • en organisant des conférences et dédicaces d’auteurs tous plus réactionnaires les uns que les autres, issus d’un large spectre de la droite dure et radicale,
  • en organisant des dégustations de « bières et autres produits locaux » pour se retrouver et fraterniser entre militants racistes, antisémites, xénophobes, sexistes, LGBTQI+-phobes, nationalistes, régionalistes, etc.,
  • et en accueillant dans ce local divers groupes d’extrême droite, comme l’Action Française (organisation nationaliste et royaliste, historiquement antisémite) ou la Cocarde Étudiante (organisation étudiante proche du Rassemblement National, coutumière d’intimidations parfois violentes sur la fac de lettres), qui y tiendront leurs réunions, ou encore le Club du Mercredi, qui y organiseront leurs conférences réactionnaires.

L’histoire récente ne manque malheureusement pas d’exemples : que ce soit à Lyon, à Strasbourg, à Lille, à Marseille et ailleurs, à chaque fois que l’extrême droite a pu s’implanter et investir des lieux dans lesquels se structurer et s’organiser, cela s’est systématiquement accompagné d’une recrudescence des violences contre les personnes racisées, contre les personnes LGBTQI+, contre les personnes identifiées (à tort ou à raison) comme étant « de gauche ».

La ville de Nancy n’est pas non plus épargnée : les groupuscules d’extrême droite radicale s’y sont succédé, des Nationalistes Autonomes Lorrains au GUD, de Lorraine Nationaliste à Génération Identitaire, et à chaque fois que ces groupes ont pu prendre de l’ampleur, on a pu constater une augmentation des actions « coup de poing » et des agressions de leur part : attaques violentes de manifestations, affichages de banderoles homophobes ou xénophobes, menaces de mort, passages à tabac dans les rues de Nancy, etc.

Les tenanciers des Deux Cités prétendent ne rien avoir à faire avec tout cela, et s’insurgent par voie de presse contre ce qu’ils considèrent relever de la calomnie et de la diffamation. Néanmoins, dès le premier jour d’ouverture des Deux Cités, le 3 octobre dernier, a pu être constatée la présence de plusieurs figures tristement « célèbres » de l’extrême droite violente nancéienne, condamnées à diverses reprises pour, entre autres, incitation à la haine raciale, incitation à la haine homophobe, ou pour coups et blessures en réunion.

Nous, militant·e·s associatifs, politiques et syndicaux, humanistes, féministes, LGBTQI+, antiracistes, antifascistes, internationalistes, habitant·e·s de Nancy et environs, refusons qu’un climat de terreur et de violences s’abatte à nouveau sur Nancy. Nous nous opposerons par tous les recours légaux possibles à l’installation et à la structuration de l’extrême droite à Nancy. L’exemple récent de Larajasse, dans les Monts du Lyonnais, où une mobilisation populaire a encouragé la municipalité à prendre le mois dernier un arrêté d’interdiction d’activité contre un local affilié au Bastion Social, montre qu’il est effectivement possible de faire fermer de tels lieux.

Au-delà de cette problématique d’ouverture d’un lieu de vie, d’organisation et de diffusion d’une idéologie nauséabonde, nous combattons la peste réactionnaire et fasciste dans les lieux de travail ou d’étude, dans les quartiers et dans les centres-villes ; car, que l’on soit français·e ou immigré·e, athée ou d’une confession religieuse, homme, femme ou non binaire, hétéro ou LGBTQI+, travailleur·euse, chômeur·euse-précaire, étudiant·e ou retraité·e, en cherchant à nous diviser, l’extrême droite nous affaiblit dans nos combats contre la dégradation de nos conditions de vie, d’étude et de travail, et pour un monde plus juste, solidaire et égalitaire.

Afin de montrer notre colère, notre inquiétude et notre désaccord, nous vous invitons à nous rejoindre lors d’une

Manifestation large et populaire
pour la fermeture de ce lieu d’organisation de l’extrême droite
le samedi 17 octobre à 14 h, place Dombasle à Nancy.

(Dans le respect des mesures sanitaires, n’oubliez pas de venir masqué·e·s.)

Premières organisations signataires : UL CGT Nancy, Front Social 54, FSU 54, NPA 54, SAF, Solidaires 54, SUD Éducation Lorraine, UCL Nancy.

Télécharger le tract au format PDF : ici.



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