[Montceau-les-Mines] Une famille de demandeurs d’asile mise à la rue

Mercredi dernier, à la veille de la trève hivernale, une famille kosovare a été expulsée de son domicile et placée sous contrôle judiciaire.

Communiqué de RESF Bassin minier

« Mercredi, fin d’après-midi, veille de Toussaint et de trêve hivernale, les policiers se présentent en force pour expulser de son logement à Montceau-les-Mines une famille Kosovare avec trois enfants.
Les voilà sur le palier avec tous leurs bagages. Où dormir ? Sur le trottoir ? Où et comment manger ?
Honte au Préfet. Honte au gouvernement pour cette politique indigne du pays des droits de l’Homme !
Cette famille est en France depuis quatre ans. Elle a fui les sévices qu’elle a subi au Kosovo, conséquence des tensions et conflits entre peuples hérités de la guerre civile entre serbe et albanais, et qui ont laissé cours à la corruption et à la loi des mafias. Si nous ne pouvons vous détailler les sévices subis par plusieurs membres de la famille, nous pouvons au moins vous dire que la situation a conduit le père de Monsieur à se suicider. Pourtant, ce pays est considéré comme « sûr » par l’Etat français.
Dans l’immeuble, les personnes rencontrées qui les connaissent sont scandalisés, des enfants s’inquiètent pour leurs copains kosovars scolarisés avec eux.
Dans l’urgence la municipalité de Montceau a assuré leur hébergement pour une nuit. C’est RESF et le Secours catholique qui vont prendre le relai pour les deux nuits suivantes, mais après ?
Heureusement que de telles associations existent, mais aussi la solidarité de nombreux citoyens révoltés pour sauvegarder l’honneur de notre pays.
Si vous voulez les aider, vous pouvez nous contacter (06 82 12 54 96 ou 07 83 10 51 57), nous rejoindre à notre prochain cercle de silence devant la mairie de Montceau-les-Mines (le 10 novembre à 10h00), ou manifester votre indignation citoyenne auprès de la préfecture.
Au moment de publier ce communiqué, nous apprenons que des opérations similaires se sont déroulées sur Chalon et au Creusot. C’est donc une politique de fond de la Préfecture à laquelle nous devons faire face. »

D’après Montceau-news.com, la famille "qui est en France depuis 4 ans et dont les enfants sont scolarisés est bien intégrés dans le quartier Salengro" est maintenant sous contrôle judiciaire et doit pointer deux fois par semaine au commissariat de Montceau. Elle reste dans l’attente d’une réponse du Tribunal de Dijon où un recours a été étudié ce lundi.



Articles de la même thématique : Accueil des migrants

Expulsion du squat de la rue Becquerel : entre 60 et 80 personnes chassées de leur refuge

Ce mardi après-midi aux environs de 15h, une compagnie de CRS est venue expulser les habitants du squat de la rue Henri Becquerel. Cet ancien immeuble de bureau accueillait depuis bientôt un an entre 60 et 80 personnes exilées.

Acte 3 des Sans-Papiers : on marche vers l’Elysée depuis les 4 coins du territoires !

Après les manifestations parisiennes du 30 mai et du 20 juin, on va taper plus fort. En septembre des marches de sans-papiers et soutiens partiront des quatre coins du territoire pour sillonner tout le pays et convergeront pour une grande manifestation vers l’Elysée à Paris le samedi 17 octobre.

L’humanitaire, ce n’est pas ma lutte.

Retour de mission avec l’ONG de sauvetage en mer Seawatch.

Articles de la même thématique : Squats - Expulsions

Une remise de lettre à la société SEM, propriétaire du bâtiment occupé par des demandeurs d’asile

Une cinquantaine de personnes sont venues assister à la remise du courrier adressé à l’entreprise propriétaire du bâtiment occupé par des demandeur d’asile rue Becquerel, expulsable à partir du 10 juillet. Il s’agit d’une demande de rendez-vous pour trouver une autre issue que l’expulsion.

Menace d’expulsion des demandeurs d’asile de la rue Becquerel

Remise de courrier et rassemblement le mercredi 8 juillet à 10h devant les locaux de la société Est Métropole, propriétaire du bâtiment, 8 rue Marcel Dassault.

Libérons Anton - Vague de répression à Tweebosbuurt

25 personnes ont été arrêtées, 3 squats ont été expulsés, des personnes frappées par la police, agressées par des individus inconnus. Une personne va probablement être déportée dans un pays ou sa vie est directement menacée. Ceci est un appel a l’aide ! Pour demander la libération de Anton, appel à rassemblement le 12/02 devant l’ambassade hollandaise la plus proche de chez vous.