[Novembre 2019] Et si c’était plus d’une Semaine Sans Frontières

Du l’immigration de travail à l’immigration irrégulière, de la crise économique à la gestion des flux migratoires ; pour ce mois de novembre , l’édito des Tanneries est rédigé par le collectif d’organisation de la Semaine Sans Frontières.

Dans les années 1970, sur fond de « choc pétrolier » et de « crise économique », la poignée d’hommes au pouvoir décide de stopper l’immigration de travail.
Un siècle après l’apparition de la nationalité et de l’étranger moderne, les gouvernants donnent ainsi corps à « l’immigration irrégulière » et bientôt à la « gestion des flux migratoires ».
Et la volonté de mettre un terme à l’immigration durable des étrangers - appliquée à partir du milieu des années 1970 par la haute administration - n’a pas seulement initié les contrôles frontaliers modernes : elle a également enclenché à l’encontre de celles et ceux présent.e.s sur le territoire de nouveaux modes de précarisation et de répression.
Depuis cette période, les gouvernants jouent continûment sur les deux tableaux : réduire au maximum les voies de l’immigration légale et, dans le même temps, fragiliser toujours davantage la situation de celles et ceux qui sont autorisés ou non à s’installer.
En Côte d’Or, le préfet mauvais et son admi­­­nistration (petit personnel, flics et cie) s’appliquent bien à rendre la vie dure aux personnes en exil et à pourrir la vie de celles et ceux qui s’activent pour tenter de leurs réserver un accueil et qui parient sur la solidarité plutôt que sur la préservation de leur pré carré.
Pour se redonner un peu de souffle dans la mise en place de ces tentatives, nous avons voulu organiser une semaine de rencontres, de discussions, qui permettrait d’aller à l’encontre de ces nouveaux modes de précarisation et de répression.
Du 13 au 16 novembre prochains s’organise une semaine Sans Frontières. Nous vous y attendons. Nous danserons ensemble après avoir bien mangé et discuté de comment aller plus loin dans les luttes avec les exilé.e.s.

Retrouvez tous les événements dans l’agenda !

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La dernière jam session de graffiti du festival banana pschit mi octobre, a laissé place, entre autres, à une nouvelle façade réalisée par le graffeur Roc BlackBlock.
On y voit Simone Segouin, résistante dans le groupe des FTP (Franc Tireurs Partisans) pendant la seconde guerre mondiale, photographiée par R. Cappa

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