Qui sont les élus qui ont parrainé Zemmour en Côte-d’Or ?



31 élus de Côte-d’Or ont donné leur parrainage à Éric Zemmour pour la présidentielle 2022. Ce qui classe le département en première position, loin devant les autres. Tentons de savoir qui sont ces élus.

Les soutiens de Zemmour

Ça y est, les attributions de parrainages sont closes. Éric Zemmour en a finalement récolté 741, dont 31 en Côte-d’Or, soit plus de 4%. Sur ces 31 élus, seules 4 sont des femmes. Les autres sont, en gros, des vieux gars.

Voir en plein écran

Voici la liste :

  • Dominique Bailleux, 65 ans, ingénieur, maire de Curley depuis 2020.
  • Loup Bommier, 37 ans, fiscaliste, maire de Gurgy-le-Château depuis 2021. Ex-assistant parlementaire du sénateur Alain Houpert et ancien secrétaire départemental adjoint de LR, il est élu maire de Gurgy en mai 2021. Il passe sur l’émission Touche pas à mon poste sur C8 en septembre 2021 pour déclarer son soutien à Éric Zemmour. C’est le premier maire à le faire. Il devient responsable du pôle élu de l’association Les Amis d’Éric Zemmour et démarche les maires des environs en quête de parrainages. Ce qu’il aime en Zemmour c’est la lutte contre l’immigration et contre la protection de l’environnement.
  • François Perrin, 73 ans, préparateur en pharmacie, maire de Bonnencontre depuis 2008.
  • Michel Guyot, 72 ans, exploitant agricole retraité, maire de Courlon depuis 2008.
  • Hubert Moindrot, 68 ans, boucher retraité, maire de Pagny-le-Château depuis 2020.
  • Jean-Noël Truchot, 70 ans, retraité, maire de Sacquenay depuis 2008.
  • Philippe Belleville, 60 ans, artisan, maire de Sennecey-lès-Dijon depuis 2008, conseiller de Dijon Métropole.
  • Damien Bigarnet, 50 ans, agriculteur, maire de Frôlois depuis 2020.
  • Franck Gaillard, 46 ans, plombier chauffagiste, maire de Chaume-et-Courchamp depuis 2020. Conseiller régional FN de Bourgogne-Franche-Comté de 2015 à 2021. Il est délégué régional de Reconquête pour la Bourgogne-Franche-Comté depuis le 5 décembre dernier.
  • Jean-Luc Lecour, 72 ans, ancien exploitant agricole, maire de Grenant-lès-Sombernon depuis 1999.
  • Benoît de Valous, 65 ans, agriculteur, maire de Puits depuis 2008. Adepte des « médias » Livre noir, Boulevard Voltaire, Thinkerview, Valeurs actuelles et Le Point, il déclare : « L’identité est le cheval de bataille de Zemmour. Il a une bonne connaissance des problèmes que pose l’islam en France, et il défend nos origines chrétiennes. » Il loue son refus de se soumettre au « politiquement correct », « à l’idéologie woke », « aux LGBT », « au féminisme exacerbé » ou encore à « l’écologie punitive ». Il considère l’Europe comme « une machine à broyer l’identité des peuples et des nations ». Parrain des Le Pen depuis 1995, aujourd’hui il choisit Zemmour. [1]
  • Bernard Gribelin, 61 ans, ancien artisan, maire d’Orain depuis 2020.
  • Nicolas Boucherot, 38 ans, agriculteur, maire de Pellerey depuis 2014.
  • Jean-Paul Bourgogne, 71 ans, ancien cadre, maire de Marigny-lès-Reullée depuis 2011.
  • Jean-Paul Chapuis, 65 ans, fonctionnaire, maire de Lechâtelet depuis 2020.
  • Denis Fichot, 53 ans, agriculteur, maire de Thomirey depuis 2017.
  • Alain Houpert, 64 ans, médecin radiologue, maire de Salives de 1987 à 2014, conseiller général de la Côte-d’Or de 1998 à 2014, conseiller municipal de Dijon de 2014 à 2020 et sénateur de la Côte-d’Or depuis 2008. Pris dans diverses polémiques liées à ses prises de position : soutien influent de la dictature azerbaidjanaise et corruption à l’échelle européenne, défense de l’hydroxychloroquine et promotion du documentaire Hold-Up, soutien à Poutine dans son invasion de l’Ukraine. C’est un habitué des médias d’extrême-droite : Valeurs Actuelles, Sud Radio, Boulevard Voltaire, FranceSoir ainsi que de RT France.
  • Bernard Humbert, 73 ans, ancien exploitant agricole, maire de Chaudenay-la-Ville depuis 2008.
  • André Liotard, 68 ans, ancien cadre, maire de Diénay depuis 2020.
  • Noël Magnon, 68 ans, ancien exploitant agricole, maire de Champ-d’Oiseau depuis 2008.
  • Jean-Marie Mugnier, 73 ans, ancien exploitant agricole, maire de Busserotte-et-Montenaille depuis 2008.
  • Jean-Paul Roy, 71 ans, ancien cadre, maire de Meursanges depuis 2008.
  • Laurent Streibig, 51 ans, fonctionnaire, maire d’Échannay depuis 2008.
  • Jean-Christophe Vallet, 63 ans, cadre, maire de Corberon depuis 2014.
  • Jean-Charles Colombo 66 ans, ancien chef d’entreprise, maire de Bure-les-Templiers depuis 2008.
  • Michel Couturier, 73 ans, agriculteur, maire de Drambon depuis 2014.
  • Frédéric Naudet, 63 ans, PDG des Pépinières Naudet, maire de Leuglay depuis 2020.
  • Marie Chodron de Courcel, 70 ans, agricultrice, maire d’Écutigny depuis 2020.
  • Brigitte Rivière Bove, 63 ans, fonctionnaire, maire de Beaumont-sur-Vingeanne depuis 2020.
  • Martine Déchaud, 55 ans, dans l’administration, maire de Montmain depuis 2014, conseillère régionale de Bourgogne-Franche-Comté.
  • Violaine Monmarché, maire de Chaugey depuis 2021.

Si on ôte les deux petits jeunes du lot - Loup Bommier, 37 ans ; et Nicolas Boucherot, 38 ans -, la moyenne d’âge est de 65 ans. De là à dire que les soutiens de Zemmour ce sont de vieux réacs, il n’y a qu’un pas. Ses parrains reflètent bien la politique de Zemmour : défendre les privilégiés, les hommes de pouvoir bien installés qui tremblent face au foisonnement de la jeunesse qui voit ce qu’on lui réserve et tente de se défaire des vieilles habitudes poisseuses en prenant au sérieux les luttes écologistes, féministes, antiracistes, ...

Les soutiens des autres candidats d’extrême-droite

Tous candidats confondus, la Côte d’Or est avec 258 parrainages le 2e département à avoir le plus parrainé, juste après le Nord (259 parrainages), et loin devant le Tarn-et-Garonne (34 parrainages).
D’autres candidats d’extrême-droite en ont donc allègrement profité.

François Asselineau :
Pascal Barrier, maire de Marcigny-sous-Thil
Gilles Biancone, maire de Chaignay
Pascal Blandin, maire Hauteroche,
Estelle Boniface, mairesse de La Bussière-sur-Ouche
Hubert Carré, maire de Verrey-sous-Salmaise
Denis Charlot, maire de Mussy-la-Fosse
Hubert Collin, maire de Channay
Chantal Criblier, mairesse de Gissey-le-Vieil
Corinne Delage, mairesse de Fontangy
Olivier De Abreu, maire de Courcelles-lès-Semur
Jean Decombard, maire de Le Fête
Didier Dupuis, maire de Saint-Didier
Hubert Fèvre, maire de Blaisy-Haut
Yann Gobert, maire de Montoillot
Patrice Ledoux, maire de Clomot
Bernard Levoyet, maire de Vieilmoulin
Dominique Lott, maire d’Échenon
André Maillot, maire de Sainte-Marie-sur-Ouche
Denis Masson, maire de Normier
Géraldine Meuzard, mairesse de Savigny-sous-Mâlain
Yannick Royer, maire de Chaudenay-le-Château
Pascal Sebillote, maire de Grignon
Jean-Marie Sivry, maire de Thoisy-la-Berchère
Noël Veuriot, maire de Cléry

Nicolas Dupont-Aignan :
Béatrice Bauby, mairesse de Juilly
Bruno Bauby, maire de Chassey
Baptiste Bongard, maire de Terrefondrée
Philippe Chardon, maire de Montigny-sur-Aube
Gérard Eme, maire de Aisey-sur-Seine
Dominique Fevret, maire de Turcey
Jérôme Fol, maire de Ladoix-Serrigny
Marcel Jobard, maire de Villy-le-Moutier
Roland Leconte, maire de Rougemont
Marcel Marceau, maire de Tanay
Franck Moilleron, maire de Chambain
Geneviève Mortier, mairesse de Censerey
Sylviane Mourot, conseillère régionale de Bourgogne-Franche-Comté
Daniel Peteuil, maire de Champagny
Serge Pissot, maire de Villeberny
Stéphane Roussel, maire de Vannaire
Bernard Soupault, maire de Larrey
Katia Sullerot, mairesse de Gurgy-la-Ville
Jean-Michel Verpaux, maire de Trugny

Marine Le Pen :
Dominique Alexandre Bourgois, Conseiller régional de Bourgogne-Franche-Comté
François Champrenault, maire de Marcilly-Ogny
Jean-Louis Chaumonnot, maire de Bissey-la-Côte
Guy Dupuis, maire de Crugey
Mélanie Fortier, Conseillère régionale de Bourgogne-Franche-Comté
René Lioret, Conseiller régional de Bourgogne-Franche-Comté
Yves Martin, maire de Mesmont
Patrick Moreau, maire de Noiron-sur-Bèze
Thierry Naudinot, maire de Belan-sur-Ource

Georges Kuzmanovic [2] :
Éric Dudouet, maire de Étalante

Nicolas Miguet [3] :
Isabelle Cognard, conseillère départementale de Côte d’Or



Notes

[2Alors qu’il aurait milité à Lutte Ouvrière dans sa jeunesse, et après avoir atteint de hautes fonctions au sein de la France Insoumise, Kuzmanovic a quitté ce dernier mouvement en dénonçant entre autre la trop grande influence des luttes féministes et LGBT, et la présence de militants « communautaristes » et « gauchistes ». Il a depuis fondé « République souveraine », un parti « souverainiste » sous l’étiquette duquel il a tenté en vain d’obtenir les 500 parrainages. Il était soutenu par Jacques Cheminade. Il a à plusieurs reprise pris des positions pro-russes dans les conflits syriens et ukrainiens, et il s’est affiché au côté d’une belle brochette de loosers d’extrême-droite pendant une « soirée Brexit », notamment Dupont-Aignan, Philippot, Cheminade et Asselineau

[3Pour la 5e fois consécutive, Nicolas Miguet a échoué a obtenir les 500 signatures pour pouvoir représenter le « Rassemblement des Contribuables Français » aux présidentielles. Malgré des appels a voter pour des candidats centristes, il a plusieurs fois montré sa proximité avec le FN, ou les journaux d’extrême-droite Minute et Rivarol.

Proposer un complément d'info

modération a priori

Ce forum est modéré a priori : votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par un administrateur du site.

Qui êtes-vous ?
Se connecter
Votre message

Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

Lien hypertexte

(Si votre message se réfère à un article publié sur le Web, ou à une page fournissant plus d’informations, vous pouvez indiquer ci-après le titre de la page et son adresse.)

Ajouter un document

Articles de la même thématique : Politique locale

Une ancienne élue RN fait la promotion de bataillons pro russes

Un ruban de Saint-Georges au milieu du parebrise, 4 autres autocollants qui font la promotion de bataillons militaires pro russes ou de la région séparatiste de Donetsk et une cocarde tricolore « Conseil Régional » trônent bien visible sur le bord de la voiture de Karine Champy...

Conte de l’été

A Dijon, c’est la canicule. Tout le monde s’inquiète, sauf le maire devenu conseiller spécial à la densité heureuse.

Articles de la même thématique : Fascisme

Errance Urbaine #22 - Avril 2022

L’actualité vue par les rues de Dijon et alentours ces dernières semaines. Au programme ce mois-ci de l’antifascisme, des élections, et des nouvelles des Lentillères.